C’est avec cette phrase simple que j’apprenais que dans la matinée du samedi 24 octobre 2009, “Ojiisan”, le grand-père maternel, venait de rendre l’âme des suites d’un cancer généralisé. Il avait 84 ans.
kyou ojiisan ga shinimashita…….
Oui, c’est tombé comme ça. Par la grâce technologique d’un mail très court, dans une économie de mots qui n’exprimaient pas de sentiments particuliers. La nouvelle étant de toutes façons attendue. Et cela m’indiquait qu’il était temps de quitter là mes habitudes parisiennes, pour rejoindre une nouvelle fois le pays du soleil levant.
Le décès, une obligation morale autant que familiale, que j’entendais respecter, par devoir, et peut être même par décence.
Prières
Ici ou ailleurs, les funérailles s’inscrivent toujours dans le cadre du cérémoniel. Qu’il soit bouddhique ou catholique n’y change pas grand chose. Coutumes d’ici, coutumes d’ailleurs, moi, j’oscillais simplement entre l’appréhension générale et la peur de “fauter”, me contentant alors d’être celui que je suis toujours, le gendre français de ma belle-famille.
Invitations, salutations, remerciements, témoignages d’affections, condoléances et libations. C’est le résumé de ces quelques jours.
Si les anciens s’occupent avec leur mémoire et le sake, dans la cuisine, les plus “jeunes” s’occupent de parler transmission, et se font alors le devoir de rappeler les “fautes”, et les manquements supposés des uns et des autres, dans un concours de cancaneries typiquement familiales.
Stoïque
C’est de toutes façons toujours délicat la mort. Alors combien plus le legs d’une vie.
Et sans pour autant perdre le nord et se départir de ce légendaire pragmatisme, je voyais déjà ma belle-mère me demander sans se lasser:
Ces derniers jours, on a pas économisé l’encre et la bave en France. Quand ce n’était pas pour Frédéric, le généreux bienfaiteur d’orphelinats à Pattaya, c’était pour JeanIISarkozy, dauphin annoncé de la dynastie du même nom.
Je compte sur toi pour les niquer fils !
Alors pour couper court aux rumeurs prétendant le retour de la peste dans son gouvernement et sa majorité, et faire taire l’ensemble, notre bien aimé président a décidé de nous assommer de son news flow Elyséen, à cadence forcée pour les médias, à coups de trique pour l’opposition. Les deux se faisant un devoir, avec cette déontologie qu’on leur connait, d’assurer le buzz souhaité: Servir la soupe à notre plèbe de sans-culotte.
Aux grands maux, les grands remèdes…
Le tout à coups d’interventions télévisées, à grands renforts d’articles dans le Figaro, sans oublier le matraquage quotidien de ces petites déclarations des uns et des autres, toujours heureux de s’exprimer sur cette actualité tout à fait sérieuse et, il va sans dire, d’une importance capitale.
Hier, retour en fanfare et trompette à Gandrange, avec plein de pognon pour nos pauvres métallo, oubliés jadis. Générosité présidentielle ? Opportunisme politique ? Et aujourd’hui, il va nous proposer quoi ? La valiseRTL en direct du palais de l’Elysée ?
Nul doute que cette débauche de com’ ne cache de basses pensées. Celle de noyer le poisson, tout en montrant que le Roi mouille toujours le maillot pour son peuple.
Seulement pendant qu’on ruine le pays, vous êtes prié de regarder ailleurs.
Après l’Elysée, let’s go to the White House !
L’Ailleurs
Et ailleurs, c’est aussi la fanfare et les cotillons. Les sunlights sous les tropiques. Et entre J-Lo et le Nobel, Barack n’a lui aussi pas un moment à lui. Les honneurs qui incombent à cette harassante tâche probablement…
Wall street vient pourtant de lui faire la nique. UNE NIQUE D’ENFER. De celle qui font bafouiller les chargés de communication et grincer des dents les millions de chômeurs. La finance se gave, merci Ben.
Oui, merci Ben.
Mais pas grave. Tudo Bem. On vous remettra une louche de “Celebration”, ou du Shalamar, avec ce petit côté glamour de la dernière robe de Michelle, et vous verrez qu’une bonne intervention, de bonnes blagues, une attitude “cool” et décontracté au David Letterman show, et j’vous parie qu’ils n’y verront que du feu.
Tiens, d’ailleurs là, ça s’agite au Pakistan, alors hop, faudra penser à organiser un bon gros G20 sur les problèmes de sécurité mondiaux. De l’Iran à l’Afghanisthan, au nucléaire, en passant par ces histoires de bombes suppositoires dans le cul des kamikazes. C’est une sacré menace, mine de rien. Si si, c’est sérieux.
Et pendant ce temps-là, on nourrit des déficits budgétaires toujours plus monstrueux, fabriquant à loisir une monnaie de réserve qui va droit au massacre, et sur laquelle tous les acteurs “sérieux” s’accordent à penser qu’elle permettra à nos amis de faire défaut sur leur fabuleuse dette. Et vous croyez qu’ils vont rester là à se faire entuber ?
Stratégie de la FED
Oui, les Etats-Unis sont à n’en pas douter un Rogue State. Un état voyou. Sans foi ni loi. Non content d’avoir ruiné leur propre économie grâce à une gabegie totale, la stratégie de reflation actuelle va très probablement plonger l’Amérique dans l’un des plus violents cycle d’inflation de l’histoire. Et avec, non content d’entrainer l’appauvrissement complet de millions d’américains, ils plongeront une nouvelle fois l’économie mondiale dans une merde incroyable. Ce qu’il faut pas faire pour se mettre en insolvabilité.
En même temps, pourquoi geindre, vu qu’ils pourront se consoler avec le tout nouveau plan de sécurité sociale. Et puis, ils peuvent aussi s’engager dans l’US marines, vu qu’une bonne guerre remettrait d’aplomb tout ce merdier. C’est sympa non, l’Iran ?
Hi hi, oui oui, très sympa Iran !
Oui les enfants, “Helicopter” Ben et Barack “Celebration” Obama se foutent bien des américains. Enfin l’un est au courant et l’assumerai presque en “off”, quand l’autre ne se doute de pas grand chose et fera de gros yeux quand on lui expliquera le problème. En même temps, la parade est toute trouvée, Barack est “black”. Et “black is beautiful”, alors si vous dites du mal de lui, vous êtes rien qu’un sale raciste.
Im-pa-ra-ble.
Et en attendant, en Asie, et ailleurs, on a compris ce qui se trame. Alors, on se prépare. Avec patience et logique. Modelant déjà l’avenir, anticipant sur les grands enjeux de demain, en misant sur de fructueux paris, pour se positionner à long terme sur une stratégie pérenne, entre pertinence et pragmatisme. Et pas la peine d’aller bien loin pour le comprendre, lisez les rubriques économiques de vos quotidiens pour comprendre. Bon ok, c’est pas glamour comme Closer, et c’est généralement des pages parfois obscures, mais tout y est, aussi limpide qu’une dépêche Reuters.
Et sinon en France, quelles sont les nouvelles ?
Vive le Roy !
Le Tiers-Etat:
Bah en France, en fait, on a rien compris. Oui faut croire qu’on s’en fout un peu de tout ça. Le monde, les ricains, les chinois, c’est loin. “Pérenne” sa ve dir koi ? Enfin, un peu comme partout en fait. Seulement nous, on a nos spécificités, genre on veut du bonheur au travail, on s’apitoie régulièrement sur les demandes de régularisation des sans-papiers, on exige que les DRH et leurs copains traders soient foutu en prison, sinon grève, et puis surtout, ce qu’on veut, c’est dîner chez son voisin sur M6. Alors qu’on brade notre technologie, ou qu’on se débarrasse en vitesse d’actifs pourtant stratégiques pour l’avenir, on s’en branle. Putain, non mais attend, y’a Jean Sarkozy qui passe à la TV là ! Il é tro bo !
Moine trappiste
Le clergé:
Aussi gras et rondouillard qu’un prélat du Vatican au XVIème siècle, nos actionnaires du grand capital, opèrent à la faveur de la crise de profonds changements structurels, et amorcent là-aussi des stratégies qu’ils augurent payantes à terme. La France ? Vous rigolez ou quoi, c’est juste 6 % du CA. Non, il y a mieux question croissance. Et ces “saints” curetons et autres moines joufflus, de nous montrer le chemin, en allant produire leurs bières à Canton, en République Populaire de Chine !
Noblesse oblige
La noblesse:
Obligée de se contenter d’éternelles caisses vides et autres budgets troués, aggravés par une économie en pleine récession, et une paupérisation sérieusement entamée par la mondialisation et leur propre train de vie, notre noblesse à repris le génie de Woody à son compte. Résultat, c’est un peu “Prend l’oseille et tire-toi !”. Une stratégie du vide qui sera probablement récompensée à très court terme. Mais notre noblesse a une arme de destruction massive dans sa besace:
La gabelle.
Pas touche à mon or !
La France: Une future grande idée du socialisme.
Demain, la France, enfin, celle représentée par nos représentants politiques, sera probablement la marotte qu’aurait rêvé Ségolène Royal. A coups de taxes, de combines diverses, de gendarmes à radars, d’histoires de déficits-ténias, et d’autres niaiseries du même acabit, ils arriveront à légitimer toutes sortes de trouvailles fiscales pour combler les déficits qui partent à vau-l’au. Et je parle pas des socialistes, mais bien de nos amis classés à droite. Et ces cagnottes, ils les redistribueront au profit du “clan”, comme l’illustre notre sympathique histoire de dynastie à l’EPAD.
Michel Charasse is the Future !
Vous pouvez même être sur qu’on arrivera à se faire le chantre de la taxation inégale et injuste sur cette bonne planète, si si. En même temps, on a jamais été avares de “bons” conseils pour les autres. Et le partage, c’est presque un sacerdoce chez nous !
Décidément, la France est quand même le pays du bien vivre et de la générosité. Mais c’est tout de même dommage que les Français doivent finir comme le surnom de leurs ancêtres:
Parce que je suis comme James Caan dans The Killer Elite, un adepte du partage et des formules qui font mâle:
- Toi, tu as du avoir beaucoup de femmes dans ta vie.
- J’en ai eu des tonnes, j’expédie les surplus dans les harems en Turquie.
Je décide comme ça, unilatéralement, de faire un billet spécial “pizza” (avec des peperonis steuplé).
Comprenez de la vulgarisation de cultures sonores grasses. Oui, la tendance lourde, avec grosses basses qui font saigner des oreilles, et qui vous font hurler: “shake your ass bitch” ou presque.
Nantes Connection
Valerie, je t’aime
Après les Sushi Sexy, on sait d’ores et déjà que Nantes est en train de devenir la plaque tournante de la came Electro française. Et si vous êtes comme moi, un fin adorateur de Kano, Vicio Latino et des 80’s colorées & poudrées de Sonny Crockett, vous vous tournerez très vite vers ces dealers-là. Il se murmure même que Le Roi Heenok est un furieux consommateur, alors oubliez Ed Banger, désormais obèse et mainstream, et pensez à vous fournir en poudre chez Valerie, le label qui monte.
…
Jamaican Flavored
Guns don’t kill. Lazer do !
Déjà adopté par mes lecteurs les plus “aware” grâce au lien sur le billet du dessous, je culpabilisais à l’idée de devoir refaire les présentations. Donc, Major Lazer fait dans le Dancehall/Electro qui pulvérise une concurrence inexistante. Ce qui le pose en précurseur d’avant-garde sur les rythmes qui vous rendent frénétiquement malade à bouger votre “booty”. Les feat’ en imposent, les guests déroulent, et je n’ai plus qu’une seule envie: Me frotter le kiki !
…
Le rap à son meilleur
Bon rappeur, mais affreux styliste
“Drop the shit out (Kanye West) and focus on the best”, c’est un peu mon motto.
On se rappelle que je défendais déjà la prose d’Orelsan, parce que je suis un aventurier et un jeune homme au goût douteux, alors y’a pas de raisons que je fasse pas un peu de promotion pour The Grouch et le label Living Legends. Car y’a pas de raisons d’occulter l’underground pimpant d’une West Coast différente. Une california loin des vocoder, du G-Funk et des homies en low-riders…
The Grouch, c’est un rappeur originaire d’Oakland. Bon, il est pas toujours aussi bien sapé que Kanye, mais on lui pardonne, car figurez-vous qu’il a bien des choses à dire, qu’il le fait plutôt bien et qu’il pose ça sur des prod’ généralement bien“killing me softly”. BienBienBien quoi* ! Il avait déjà eu l’honneur de clôturer un de mes billets, c’est dire du niveau. Et si j’ajoute qu’Aesop vient de rejoindre le crew, vous voulez quoi d’autre ?
Que je danse le MIA ?
…
Kap Bambino – Hey !
* Je sais, c’est tout bidon, mais bon, je suis plus à ça près…
Cela faisait un moment que je n’avais pas retrouvé mes CéGéBistes préférés sur Paris. La faute à un emploi du temps aussi lourd qu’une corne de gazelle, et la difficulté à organiser des rencontres dans ce club de mauvaises langues patentées, suspicieuses et méfiantes.
Seulement, par égard pour notre parrain Jack Lang, et fêter notre récent buzz sur France Infos, nous nous devions d’échanger à nouveau sur l’engouement du moment: La Réacosphère.
Et à vrai dire, j’en aurai autant pour mes collègues. Aussi difficiles à faire rentrer dans un moule à pensée unique, qu’à placer dans des postures et des généralisations hâtives.
Par exemple, personne ne le sait, mais Kroulik est ghanéen d’origine. Et il aime le camembert, les ballades champêtres en Europe de l’Est, le cyclisme et la littérature de Proudhon. C’est un encarté communiste en plus.
Paracelse est professeur de philosophie dans un lycée de la Grande Borne en Essonne. Il voue un culte à Finkie, porte des pantalons élimés en velours, et déteste le Rap. Cette année, il rempile même pour du soutien scolaire à destination des plus défavorisés.
Lé(s)tat travaille dans la com’, roule en scooter, porte les dernières New Balance99X achetées à Londres, mange bio, et demain, il part faire du trekking avec sa copine dans les montagnes de Jamaïque, pas loin de Kingston.
Ça vous la coupe hein !
Couscous & Heineken = Aïe aïe péché !
Marianne et la notion de République
Bref, vous l’aurez compris, difficile de faire dans la simplicité avec nous autres les intellectuels.
Seulement au fur et à mesure qu’on remarque l’engouement certain pour la Réacosphère, exprimée à travers des sites comme French Carcan, Ilys ou l’inénarrable Fdesouche (vous vous amuserez avec la liste déroulante des liens trouvés sur place), reposant sur une idée de la France loin des canons de la tendance, assumant pleinement de brosser un portrait sans concessions du pays (sonnant souvent juste), on observe surtout une “sphère” éclatée, mais concentrée à vouloir se faire le porte-voix du “pire est à venir”, entre fantasme exacerbé d’une “vieille France” limite pétainiste, raz-le-bol général d’une réalité niée par les médias généralistes, syndrome collectiviste de l’entre-soi “racialiste” (et pas raciste, hein TODO) ou ce poujadisme pince sans rire mais bon teint sur les questions d’immigrations.
Quand ce n’est pas le rébarbatif: AUX ARMES CITOYENS !
Le CGB ? Moi, je kiffe !
Les identitairesà la machette
Et au delà de la posture (souvent si boursoufflée qu’elle en devient risible), du port altier de la conscience, des références littéraires qui s’étalent, il faut bien le dire, la réacosphère ne porte rien d’autre que de la rancune. Une rancune contée par ces hérauts d’unesoit-disante majorité silencieuse, victimes manifestes d’une France qui les ignore, totalement floué par la société qui les entoure mais dont ils se sentent les légataires manifestes, parce que “de souche”.
Et plutôt que de se poster dans une logique de solutions productives, totalement attentistes à “L’insurrection qui vient”, certains préfèrent exacerber leurs notions de patriotisme dans des déclarations guerrières, aiguisant leur rhétorique d’ayatollah sur fond de prêche ethnique.
Et Clarence, par un subterfuge littéraire de très haute qualité, s’invente un dialogue imaginaire et parfaitement surréel avec sa chérie… Et vous narre ainsi son été.
Bientôt le goncourt.
♣
Introduction
Clarence: Alors, depuis le temps, comment vas-tu ?
Ma chérie: Ma foi, ça va. Et toi, ça fait longtemps n’est-ce pas ?
Clarence: Oui, bien longtemps que j’ai déserté ces parages, pourquoi ?
Ma chérie: Non, comme ça. Mine de rien, je m’inquiétais. J’aurai bien voulu savoir où est-ce que tu courais… Et puis, c’est pas des façons de délaisser ton “Nasty diary” ! Et tes lecteurs, tu y penses ?
Clarence: Enfin, j’ai tout de même le droit d’avoir des vacances non !? Et puis, je n’avais plus trop le temps. Du temps passé un peu beaucoup ici, un peu là-bas. D’ailleurs l’oncle Pawel te fait des “Buziaki” avec moustaches.
Et pendant ce temps-là au “Kiosk”
Polska
Ma chérie: C’était si court la Pologne ?
Clarence: Oui, juste une nuit à Varsovie, perdue au bordel et le bar du Westin. Le reste s’éparpille à Katowice, pour des visites à mes cousins, des esbrouffeurs de première, qui portent des sandales avec des chaussettes et aiment le culturisme… Je n’ai jamais eu aussi honte des polonais.
Ma chérie: Dis, tu n’as pas fait trop de bêtises ?
Clarence: Non, je suis resté sage.
Ma chérie: J’espère que tu l’es resté à Paris alors…
Place carrée avant pandémie
Banlieue 13
Clarence: Oui, j’ai juste été joué un peu avec les voyous de l’autre côté du périph’. Mais rien de bien grave.
Ma chérie: Attention, pas de folies !
Clarence: Juste une roue avant avec un vélib’ volé à un idiot de bobo.
Ma chérie: C’est pas sympa pour lui !
Clarence: C’est jamais sympa. Mais il ne se plaindra pas, c’est une victime compatissante prête à reconnaitre toute la tragédie qui pousse un jeune de banlieue à pratiquer le “bike jacking” sur sa sympathique personne.
Ma chérie: Tu es vraiment méchant !
Clarence: Si peu…
Merci Féric
Nourritures célestes
Ma chérie: Tu lisais quoi sinon ?
Clarence: Pas grand chose. Des relectures comme “Les garçons sauvages” de Burroughs, “Histoires désobligeantes” de Bloy ou des choses plus récentes comme “Le pays des merveilles” de Giuseppe Culicchia. Sinon j’entame l’exemplaire dédicacé par Norman Spinrad de “Il est parmi nous”, offert par Féric.
Ma chérie: Le Guiseppe Culicchia, c’est sur la jeunesse “punk” dans l’Italie des années de plomb, non ?
Clarence: Oui, c’est un peu ça. Je pensais en offrir un exemplaire à Megane-kun, notre Zazzi à nous. Maintenant, est-ce qu’il le mérite…
Clarence: Oui, tu sais que je suis toujours plein d’attentions touchantes. D’ailleurs, à l’heure qu’il est, il devrait déjà être en train d’écrire celui-là !
Ma chérie: Dictateur ! Moi, je n’aime pas trop l’ambiance qui règne à ta “buvette”… Et puis, ce “bullying” sur le nouveau, c’était vraiment injuste et gratuit !
Clarence: Oui, on est bête et méchant. Un peu comme Orelsan.
Ma chérie: Par contre, j’aime beaucoup ce qu’à écrit Emi.
Clarence: Oui, tout le monde aime Emi. Mais personne n’évoque Bdiddy…
Clarence: Des bêtises. Quand je n’exhume pas des horreurs. Ou alors, du sirupeux très “kawaii”. Comme Vic Damone, Los sirex ou Milly Small. Côté classe: il y a The Rah Band. Et histoire de décrasser mes oreilles: Eagles of Death Metal.
Ma chérie: Intéressant…
Clarence: J’essaye.
Lolo is a mutherfucker frog from outer curry space !
Lolo et l’argent
Ma chérie: Ah oui, tiens, ça me revient: Et ces 5.000 Yens. Tu les as enfin offert à Lolo ?
Clarence: Oh non, soit pas méchante, pas les sujets qui fâchent… Ça peut attendre non ?
Ma chérie: Toujours aussi procrastinateur à ce que je vois. Et menteur avec ça. Tu n’as pas honte ?
Clarence: Non, jamais !
Le lutinage profite aux couples
Amitiés
Ma chérie: Quand même, tu aurais pu lui écrire quelque chose. J’espère que tu n’es pas aussi vache avec tous tes lecteurs !
Clarence: Non, la preuve, certains ont même gagné un repas !
Ma chérie: Ah ? Et qui donc ?
Clarence: L’homme au charisme d’enculé, adorateur de Casshern, prof de japonais de la blogo, et future Rock Star (ouais, y’en a, ils cumulent) :
Ma chérie: Celui-là, il ne respecte décidément rien. Et surtout pas le pays qu’il semble aimer le plus…
Clarence: C’est ça les vrais patriotes.
Ma chérie: Pour un peu, et on se demande comment ils arrivent encore à le tolérer sur FJ…
Clarence: Oui hein, et pourtant ce jour-là, y’avait du client: Gillou, Fuse, Eyfiss… Pas des pieds tendres question “Japon” hein ! Tous des ceintures noires confirmées (ou presque) ! Faut pouvoir les assommer en face-à-face !
Hachiko is alive !
Chu Chu Chu
Ma chérie: Le Japon… Ici les choses n’ont pas tellement changé !
Clarence: Oui, j’ai essayé de suivre ça. Dieu merci, tu ne votes pas.
Ma chérie: Quand est-ce que tu reviens ici ? Tu sais, tu me manques.
Clarence: Quand j’aurai tué ma cliente avec un pot de peinture.
Ma chérie: Assassin ! Crapule ! Voyou… Dis Clarence…
Où l’on égrène ses soirées passées entre bobo et cette faune composite typiquement parisienne, sur fond de décoration d’intérieur, verre de vin blanc, et sans-papiers squattant notre symbole national: la sécu…
Vanessa et Angéline me dévorent des yeux, sans considération aucune pour mon alliance.
Bobo 1: “Nan mais c’est vrai, ils bouffent encore de la baleine quoi !”
Bobo 2: “Ouais, on peut pas dire, c’est vraiment dégueulasse…”
Clarence: …
Bobo 1: “Et à ce qu’il parait, j’ai même entendu qu’ils mangeaient les dauphins !”
Bobo 2: “Franchement Clarence, j’vois pas encore ce que tu leur trouves, là, à tes nippons !”
Clarence: …
Bobo 1: “Et puis question gouvernement, v’là l’ouverture, un truc de fou ! Ils font pas de gosses, et ils refusent AB-SO-LU-MENT l’immigration.”
Bobo 2: “Je lisais aussi qu’en ce moment, la récession frappe durement…”
Clarence: …
Bobo 1: “Oui mais ici aussi, faut pas déconner, avec Sarko aux manettes, on peut pas dire qu’on traverse tout ça tranquille ! Déjà qu’ils parlaient de réguler la finance, et on voit déjà qu’ils se distribuent des bonus à tire-larigots !”
Bobo 2: “Oui, enfin, c’est pas ce que je disais. Je disais que c’était plus dur en ce moment pour les japonais qu’ici !”
Clarence: …
Bobo 1: “Et sinon, les bonnes femmes alors ?”
Bobo 2: “Ouais, ouais, alors, dis-nous tout quoi !”
…
De la difficulté d’échanger avec des cons.
De retranscrire ce qu’on a vécu là-bas.
De dresser le portrait d’un pays, de ses habitants en quelques phrases.
Sébastien & Mamadou:“Oh merde Clacla, c’est la hass !”
Round one: Fight !
Demain histoire de couper court avec la spirale du vide, je retrouve mes banlieusards et leur “ter-ter”, loin du vacarme assourdissant des affirmations parisiennes, loin des verres de vin blanc, des débats plan-plan sur fond sonore jazzy, et des envies sans émotions de Vanessa et Angéline.
Oui, foin de suspense à la con, façon Benji sur Secret Story, c’est notre inestimable commentateur qui remporte le GRAND CONCOURS DRINK COLD, et le prix qui va avec, soit la faramineuse somme de 5.000 ¥.
Et pour ceux qui n’y comprennent rien, des explications ici.
Kukukuku
Alors les esprits chagrins diront et subodoreront :
Pourquoi lolo ?
Favoritisme ?
Pots-de-vin ?
Coucherie ?
Avouons-le, il y a peut être un peu de tout ça…
“Je nie toute implication personnelle !”
Mais c’est surtout parce qu’indépendamment du mauvais esprit qui règne dans son “comics” (et sa propension au foutage de (ma) gueule), j’ai toujours apprécié le recul teinté de pertinence et l’ironie mordante de ses commentaires. Une qualité qui me l’a rendu incontournable dans les parages. A tel point qu’il me manque ce salopard, quand il boycott ma page, histoire de ménager ses effets !
Et puis y’a pas, il s’est sincèrement foulé les méninges (???) pour nous pondre un roman-photo du meilleur goût (euh), où apparait en guest Star journaleuse, la fantasque Millie, secrétaire empotée du CGB, qui, je vous rassure, est désormais licenciée.
Je suis de retour à Paris, après les hôtesses en hidjab de Londres, le cérémonial de circonstance à Tokyo, et le sérieux alémanique de Zurich. Bientôt Varsovie. Mon père demande régulièrement où sont passés ses deux fils, toujours à vadrouiller à travers la planète, quand lui est une nouvelle fois cloué sur un lit d’hôpital. L’ordinaire d’une santé qui va déclinante.
Je ne suis plus qu’une simple adresse mail, un numéro de téléphone occasionnel, un vacancier au long cours.
Mon blog ressemble de plus en plus à un dépliant “Conde Nast Traveller”, entre inaccessible somptuaire et voyeurisme luxueux payé à coups de millions de yens.
Restons-en là sur l’image, j’ai pas vocation à faire mentir le quotidien débile de Clarence, autant que je suis loin d’avoir envie de vous abreuver de gargarismes sur les nippons ou de pseudo considérations sur leur société comme mes camarades bloggeurs. Ils se débrouillent très bien de toutes façons.
Et puis qu’espériez-vous apprendre d’un type qui baise dans des hôtels de luxe…
“Sachez avoir tort. Le monde est rempli de gens qui ont raison. C’est pour ça qu’il écoeure.”
Oui mais voilà, dans cette rançon à vouloir jouer “Let me entertain you”, je me suis laissé tenter à plusieurs reprises à bâcler le sujet, à faire dans le médiocre, à vanter de l’esbrouffe.
Dans cette poursuite contre-nature, j’ai oublié de parler de l’essentiel, des choses qui m’auront réellement marqué, du caractère obligataire de cette quête du sens, du réel…
Et puis, je me suis perdu…
“Ce monde n’est qu’une immense entreprise à se foutre du monde.”
Le monde change si peu. Les chinois veulent vous fourrer, les russes veulent vous fourrer, les ricains veulent vous fourrer, les indiens veulent vous fourrer et moi aussi, tiens, par la même occasion.
Pendant ce temps dans l’Hexagone, on cherche à diner chez son voisin, Orelsan se maque avec Frédéric Mitterrand, la burqa ne provoque pas trop de débat(s) et les banlieues s’enflamment dans un sempiternel relent de violence et d’essence. Comme un goût de vacances en France…
Nous, on ne parle plus que de Global Macro, et on justifie toutes nos conneries par l’opportunisme. On ne s’intéresse plus qu’aux market data des pages saumons du FT. Le reste, c’est de la merde.
Hier je me mariais à l’hôtel Ritz, demain, on délocalise à Hong-Kong, à 35 ans, c’est sûr, je roule en Bentley.
«Il n’y a qu’une liberté, rien qu’une: c’est de voir clair d’abord, et puis ensuite d’avoir du pognon plein les poches, le reste c’est du mou !»
Oui, parce qu’après la grâce de Dieu, et la bénédiction du curé, j’avais besoin d’obtenir celle du corpus sanum dans un body sanctifium (putain, j’écris vraiment comme un sagouin !!!!). Et reposer ainsi ma cervelle passablement fatiguée et vous éviter l’embarras de ma conscience…
Direction le Peninsula, pour un moment d’indulgence bien mérité, et passer tranquillement mon week end entre spa, piscine, fitness, izakaya et whisky sur glace.
La paix, enfin !
Leave me alone !
Si vis pacem, para bellum…
La paix mon cul !
Il faut toujours qu’on m’emmerde et que rien ne se passe comme prévu. Et là, j’avais un problème de taille d’à peu près 1,20 m: UN GOSSE. Oui, v’là t-y pas qu’on me confie un môme. Seulement à défaut d’un ange tout blond tout mignon, j’écopais d’un démon digne de Damien, la malédiction !
I’m a monkeyyyyyy !
Décidément la roublardise des nippons n’a plus de limites. Un “fléau” de 8 ans, en pleine forme, bien décidé à vous faire chier 24h/24 tel Moïse et ses dix plaies…
Y’a des gosses qui auraient bien mérité de passer des colonies de vacances au ranch “Neverland” de l’ami Michael… Histoire d’apprendre la discipline !
Tonton clarence, regarde, je suis un Jedi !
Seulement à patience, patience et demi ! Vous pensiez sincèrement que j’allais faire la nounou comme Schwarzie dans “Un flic à la maternelle” ?
Alors à problème d’importance, solution d’importance. Pas à court d’idées, j’appelais un ami “nettoyeur”, capable de s’occuper d’un genre de tâche particulièrement déplaisante: La trépanation par noyade de gamin.
En moins de temps qu’il n’en faut pour dire *merde*, mon exécuteur des basses oeuvres, projetait le gamin de manière répétés et avec une violence inouie dans le bassin. Autant qu’il essayait de le noyer en tapant dessus tel un tueur de phoques sur la banquise !
Seulement, loin de l’effrayer, ce maudit moutard avait l’air d’adorer ça !
La noyade par lancer devenant trop “voyante”, et désormais surveillé de près par le maitre nageur, nous décidions d’inviter notre “angelot” sur la terrasse, pour l’occire par strangulation. Bonne pioche.
Kill that gremlins !!!!
Mais malheureusement pour notre opération “Kill the gremlins”, le môme avait du ressort. Et à la faveur d’une distraction de mon “nettoyeur” (le bougre volait les serviettes) et pendant que j’avais le dos tourné (je faisais le guet), il prit la tangente.
Tels des Benoît Poelvoorde dans la forêt, nous traquions le maudit gamin à travers tout l’hôtel. Effrayé, celui-ci eu le temps de rejoindre ses parents, à qui il conta tout à sa joie – et notre grand étonnement, sa merveilleuse leçon de Water Polo avec tonton Clarence et Senbei !
A ma grande satisfaction, j’me voyais enfin débarrassé du gamin. L’occasion d’aller fêter ça au champagne pour un énième brunch au Ritz-Carlton !
Clarence-sama:Where’s my Rolls !!!!!!!!
Peninsula groom: …Let me check sir…
Ahhh… Ok !
Seulement, au comble de ma (mal)chance habituelle, il fallait encore que je me tape le diablotin…
Nooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon !
Mais Dyonisos entendit mes prières, seulement, faudra qu’il rajoute une ligne de plus sur ma liste d’incorruptible pécheur: celle de faire picoler les chtites n’enfants. Mais le résultat fut probant: Le môme s’est rapidement pinté, et piqua presque immédiatement du nez en plein repas. Bénis soit donc le fruit de la vigne et particulièrement le Dom Pérignon.
Fais couler aubergiste !
Une expérience éprouvante qui me conforte dans mon opinion que les gosses peuvent être d’une plaie… Heureusement que j’ai passé haut la main mon BAFA torture de la petite enfance !
N’empêche autant vous le confesser, on s’attache à tout, même aux gremlins, et tout ça m’a donné des envies de paternité.
NOooooo Clarence !!!!!!
Imaginez, Clarence papa ?
En plus j’ai déjà trouvé le nom de mon futur môme:
DIEGO
Oui, comme MARADONA !
…
Fatlip – What’s up Fatlip ?
Note: Aucun moutard n’a été blessé pendant le tournage de cet épisode. Même si on aurait bien voulu…
Oui, un bail que j’avais pas remis les pieds dans une église. Un bail que j’avais pas fait le signe de croix, entendu ces formules qu’on regurgite à l’envie, avalé une ostie, feinté l’humilité et la béatitude…
Un bail que j’avais pas refait le coup du sourire hypocrite, serrant chaleureusement des mains, obtenant la bénédiction du père philippin et l’accessit de mes “chers” frères et soeurs…
Un bail que je ne m’étais pas senti aussi mal à l’aise face à moi-même…
Oui, un bail que je connais parfaitement le rôle de Juda…