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Cross of n\'importe nawak

Dieu est mort les mecs, vive le diable !

Fini les T-Shirts bariolés tendance Fluokids de DANCE, la mode est au noir façon Bombers de chez SECURITAS. Mais oubliez donc le maître chien, gardez la couleur de peau des agents, et préférez-leur des adolescents qu’on aurait plutôt aimé voir pratiquer de la Tecktonik. Mélangez bien, et avant de vomir, faites passer le mot: La Justice nique sa mère !

A côté donc, la petite soeur de Fatal Bazooka a l’air niaise avec son : “C’est une Pute”. La blagounette grasse de Mickaël tombe à plat question Buzz. Là, l’ovni qui fait parler, c’est bel et bien le dernier clip de Justice - Stress. A la réalisation: Romain Costa-Gavras. D’un côté donc, le fils d’un réalisateur assez respecté, de l’autre, un duo qui cartonne, à l’image un peu trop sympathique. Sûrement la faute de So Me, le graphiste, et d’un autre duo, celui qui réalisera le clip du premier tube. On aura tout de même eu droit à DVNO. Et ça cassait pas les briques comme l’aurait fait Jean-Claude avec son Dim Mak ! Alors quoi de mieux que de péter la gueule de ce tetris bâti pour gagner des millions et qui finira par en gagner d’autres ? Bah de la polémique. Encore et toujours.

Aaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhh !

Vous aussi, faites comme JCVD, dites non au Stress !

Dans le registre, à Kourtrajmé, on se disait sûrement qu’on saurait passer le cap de “Pour ceux”, le clip homnivore de la Mafia K’Fry. Alors on a fait “Bâtards de Barbare”. Mais dans leur fascination pour la violence banlieusarde, c’était probablement encore trop caricatural, pas assez “vrai”. Sûr qu’après les transexuels, manquait plus que des nains djihadistes. On patientera pendant la recherche, et on cogitant, rien de mieux que de rematter ces joyeuses heures de gloire de Paris en plein CPE, entre rapine de portable, bollossage divers et courses pour éviter les charges. Quoi ? Non ! Me dites pas qu’ils ont déjà fini le montage des vidéos des banlieues en plein couvre-feu de 2005. Putain, c’est finalement trop con que Costa-Gavras ne se trouvait pas là, en train de filmer Mama Galledou cramant dans son bus à Marseille. Qu’il a dû regretter d’avoir loupé l’accident de la mini-moto à Villiers. Vous comprenez, y’avait probablement des putains de vidéos à faire ! Le kif total ! Nan mais tu rends compte, ils ont amoché un commissaire les mecs là-bas… On aurait dû recommander Romain à Charles Villeneuve, histoire de le caser dans une équipe de Tony Comiti. Il aurait abattu un putain de boulot. Imaginez donc la puissance Kourtrajmé au service de TF1 ! … Non, merde, me dites pas que je suis dans le vrai !?

Profil de \

Justice, le profil idéal de “victimes” dans le 9-3

Quand débarque le label Ed Bangers et son chevelu patron qui frappe de nouveau à la porte, les esprits s’échauffent. A kourtrajmé, y’a longtemps que le talent des débuts s’est vidé, pour faire place à de la vente de DVD façon “Bum Fights”. La caution “les artistes ont du talent” et l’aide de ceux qui ont percé n”y aura rien fait. Qu’est ce que vous voulez, c’est aussi comme ça que ça se passe chez Mc Donald’s ! Alors, Justice et leur image Fuck So Me I’m Famous, fallait bien leur dégager les cheveux de derrière les oreilles. Et ici, on connait son métier. Des banlieusards, une caméra qui suit l’action, et de l’ultra-violence qui dépasse de loin celle qui intéressait Kubrick. Allez pas vous embarrasser de sociologie. Oubliez donc la psychologie. A kourtrajmé, on aime et on agit comme cette meute de Predator sans foi ni loi. On évite bien le recul qui sied tant à IAM et son Petit Frère, et on chie d’entrée de jeu sur les prêches du révérend Kery James. Et puis comptez pas sur Xavier de Rosnay et Gaspard Augé pour se répandre d’intelligentes déclarations. Avec leur nom à la con, sûr que les banlieues difficiles, ils y couchent pas vraiment…

Viens faire joujou !

Viens faire joujou avec les nouveaux banlieusards !

Je sais que c’est une insulte assez profonde d’avoir cité Kubrick et associé son nom, son image, son oeuvre avec les sauvageons de chez Kourtrajmé. Il faut donc me pardonner. Alors pour bien faire, je vais me rattraper. Moi aussi, je vais apporter quelques idées façon Clarence à nos amis amateurs de Jackasseries périphériques. Et puis, ça leur évitera un brainstorming difficile. Croyez-moi, c’est toujours ça de gagné !

1er idée: Je propose pour le tournage du futur clip de Sébastien Tellier (au hasard “Roche”), une vidéo tournée dans les bas-fonds de Bangkok en compagnie de putes mineures, qui battraient le pavé à la recherche d’un client occidental, qui une fois trouvé, s’avérerait être un vrai “cadeaux”: gras, adipeux, sadique et radin… Assurément une grande journée pour ces “professionnelles” multi-cartes.

2ème idée: Proposer de tourner gratuitement le futur clip de Julien Doré, et de faire dans le snuff movie dégueulasse, avec un synopsis de Hanneke, des balles de golf, et pourquoi pas des banlieusards qui chercheraient à se confronter à l’univers d’un couple bourgeois avec deux enfants en bas âge…

3ème idée: Offrir des billets d’avions à toute l’équipe de Kourtrajmé dans un pays exotique et corrompu. On leur saisirait tout à leur arrivée sauf leur matériel de vidéaste, et on irait volontairement les perdre en pleine jungle de Bornéo. L’occasion toute trouvé de les vendre à de richissimes hommes d’affaires intéressés dans l’idée d’une chasse à l’homme façon Zaroff. Ca finirait dans un trip “Blair Witch Project”, avec des morts à la clé, des trophées au meilleur tireur, de la violence et une lente agonie filmée de Romain Costa-Gavras. On pourrait même programmer son viol, comme dans Délivrance

Si avec ça, on me recrute pas chez Kourtrajmé, je comprend plus rien…

The Grouch - Artsy

Robocop, version évolutive

Robocop, version évolutive

Bon, on débute vite fait mal fait, façon Svinkels, sur la critique que personne n’attend, celle d’Iron Man.

Et bien les amis, le film se déguste comme un bon cheeseburger. Même un double. De chez Burger King (soupir) si possible. Donc pas grand chose à ajouter, si ce n’est une outrancière gabegie de produits luxueux intimidante, et une profusion d’effets spéciaux pas bégueules. Alors, profitez du spectacle, Tony Stark n’y est pas encore alcoolique (en même temps avec Robert Downey Jr, ils ont eu du nez) et dangereusement égocentrique !

Bain de Nuit pour les Sarkozy ?

Bouillon de minuit pour les Sarkozy ?

Finalement, c’est surtout l’occasion de penser à notre Iron Man national, pas du tout au point question armure, mais parfaitement dans le jus question bling-bling ! A croire qu’on lui souhaiterait presque l’alcoolisme typé façon Boris Eltsine pour faire plus trash. J’ai besoin de vous parler d’égo ?

Non, hein, Le Monde le fait si bien avec cet “impossible président”. Morceaux choisis:

“Président, c’est lourd, dit-t-il, plus lourd que ministre de l’intérieur.” En ce mois de mai 2007, Nicolas Sarkozy découvre les ors et le poids de sa fonction. Il répète “c’est lourd” à propos de tout : le choix de ses ministres, la relance européenne, les premières réformes. Une manière de se convaincre qu’il a définitivement changé de registre. Candidat, tout le monde peut l’être, mais président… “Le matin, à mon réveil, je pense aux Français qui ont voté pour moi”, dit-il, mais on entend comme une réminiscence de son célèbre “Je pense à la présidentielle, et pas seulement quand je me rase”.

Il en est sûr, il a trouvé son style. Impudique, certes, fenêtres ouvertes sur ses souffrances et foucades, mais irrésistible, croit-il. (…) Il augmente son salaire de 172%, mais se croit infaillible. Il passe sans encombre ou presque la réforme des régimes spéciaux de retraite qui avait fait trébucher Alain Juppé dix ans plus tôt. “Je suis prêt à prendre le risque de l’impopularité”, avait-il glissé. Mais un soir de visite officielle à Washington, effondré dans le fauteuil de cuir d’un grand hôtel, il lâche : “Je suis un gros populaire.”

La conjoncture économique se dégrade. Fort de ses bons résultats sur le front du chômage, le “président du pouvoir d’achat” continue d’arpenter les usines, haranguant les ouvriers sur une estrade dressée au milieu des courants d’air. Il ne leur offre que sa parole, la promesse d’heures supplémentaires mirobolantes et de réformes menées tambour battant.

Automne-hiver : Sarkozy passe de mode. Pourtant, il n’a rien changé : hâbleur, toujours convaincu des bienfaits de sa politique. Mais ce qui avait séduit chez le candidat rebute soudain les Français.

L’hiver est triste, le moral des Français en berne, il s’envole pour les pyramides d’Egypte. Le coucher de soleil jette des reflets d’or dans les cheveux de Carla. Ils s’envolent pour Pétra, en Jordanie, une meute de photographes à leurs trousses.

Il revit, les Français dépriment. Les sondages sont en chute libre : moins vingt points en quelques semaines…

Sarkozy ne veut rien céder, persuadé qu’il gagnera le bras de fer engagé avec l’opinion. Mais il a trop d’expérience de la politique pour ne pas donner des gages. Le Sarkozy première manière disparaît des écrans. Ses conseillers ont diminué ses apparitions médiatiques selon les règles du sevrage. Les Français ont trop vu ses lunettes, ses montres et ses cuisses nues dans un short de jogging.

Mais dans la “soute” de l’Elysée, rien ne change vraiment. C’est le président qui dirige son parti, acquiesce aux nominations, joue les uns contre les autres. Recadre les conseillers trop bavards. L’un d’eux : “La tendresse n’est pas son fort.” Recherchant la magie de sa campagne victorieuse, il a fait revenir un à un, autour de lui, les conseillers désavoués par Cécilia. Aux unes de Voici et de Point de vue, l’Elysée privilégie les grands titres. Interview de Carla Bruni-Sarkozy dans L’Express, suivie d’une tribune dans Le Monde. Au départ, elle avait choisi Libération. Pierre Charon, un des plus anciens conseillers de son mari, lui a fait remarquer : “Carla Bruni écrit dans Libération. Carla Bruni-Sarkozy écrit dans Le Monde.” Bonne élève, elle a obtempéré.

L’opération “Sarkozy a changé” est sur les rails. Pour l’heure, les sondages, eux, ne bougent pas. Les municipales, le premier test électoral de son mandat, ont été une catastrophe. Le président reste encalminé dans la zone des 40% de bonnes opinions. Une misère. Ne sachant se remettre en question, il tempête contre son premier ministre, François Fillon, soupçonné de gérer sa popularité en petit rentier quand il a joué la sienne en flambeur. Son gouvernement, dont il était si fier, se révèle souvent inexpérimenté. “La prochaine fois, je les vire”, menace-t-il à chaque “couac”, sans que cela soit suivi d’effet. Une petite musique monte dans les rangs de la majorité excédée : “Sarkozy est un faux dur.” Parfois, il aurait presque envie de tout planter là. Il rêve de ne faire qu’un seul mandat, de réformer la France et de partir. “Je ne ferai qu’un seul mandat”, glisse-t-il à ses visiteurs qui n’en croient pas un mot. “Je veux faire du pognon”, insiste-t-il en tâtant la poche poitrine de sa veste. Le retour du naturel? Pourtant, il a fait ce qu’on lui demandait. Il a “fait” président. S’est montré discret, a remisé ses gros chronographes Breitling au placard. A la place, il porte une Patek Philippe. Une montre suisse discrète comme le sont les vraies grosses fortunes des bords du Léman. Parfois, il la fait circuler entre ses invités qui partagent sa table de déjeuner, entre deux conversations sur les réformes et la politique étrangère. “Elle vaut quatre fois plus cher que l’autre!”, s’amuse-t-il. Puis il reprend sa conversation en s’efforçant de ne pas interrompre ses hôtes comme il le faisait avant. Devant eux, il joue les fiers à bras, dit qu’il n’a dû renoncer à aucune réforme, au contraire de Giscard, de Mitterrand et de Chirac, ces modèles dont on voudrait qu’ils l’inspirent. Dédaigneux, il rappelle leurs échecs. Et, fanfaron, il lâche : “Je ne repeins pas la réalité en rose, mais finalement, gouverner, c’est plus facile que je croyais.”

Sarko, l’étoffe d’un héros.

Sarko, l\'étoffe d\'un zéro...

Les Costars - Je te veux

Lollipop

GTA, le jeu qui aime les “lécheuses”

Histoire de descendre un peu en gamme, et de faire dans la facilité, quelques considérations personnelles de ces derniers jours:

GTA IV: ACHETEZ-LE OU VOLEZ-LE !

Voilà, c’est dit, et ça se passe d’autres commentaires…

En lisant le dernier GQ, il y a une interview d’Alain Finkielkraut vaguement intéressante, emmené par le toujours vacuitaire Beigbeder. J’en aurai retenu une phrase: “Je me pose sans cesse la question du rire. En France, le rire est en train de tuer l’humour. C’est pour cela que ma répugnance d’homme coincé ne me dérange pas particulièrement même si elle me semble injuste. Non pas que je puisse dire “J’ai de l’humour”, ce serait absurde, mais j’aime la gaieté, le vagabondage, la légèreté, le scepticisme, l’autodérision de l’humour. Or que voit-on ? Des émissions de télévision où les gens se marrent cruellement, animateurs et invités. Je suis bien obligé de me souvenir, avec une certaine emphase, que les nazis riaient beaucoup. Ils entouraient leurs victimes, les barbus comme vous, les Juifs à papillotes. Ils leur coupaient la barbe en riant. Le rire c’est aussi cela. De ce rire-là, je suis l’ennemi.”

On remarquera que je n’ai pas tronqué les propos de Mr Finkielkraut, Clarence n’est pas journaliste à Haaretz.

“Finkie” n’a pas tort. Je passe le diagnostic télévisuel, parce que cette comparaison avec les nazis me rappelle simplement l’excellent documentaire diffusé sur Planète récemment, et traitant des nazis exfiltrés par la filière argentine.

On y retrouvait le secrétaire particulier de Goebbels, tranquillement assis dans sa maison, en périphérie de Buenos Aires. Satisfait de l’interview, et visiblement à l’aise, il se permet à la fin de demander aux journalistes s’ils n’ont pas une autre question à lui poser, insistant sur le fait, qu’on ne lui a pas demandé s’il avait des amis “juifs” depuis. Et d’ajouter hilare qu’il déteste les juifs et qu’il lui serait virtuellement impossible d’en avoir comme amis.

“On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui.” disait Desproges. Il est des hommes avec lesquels on ne peut plus rire du tout.

Sinon, “Finkie” disait aussi: “J’aimerais bien me mettre des beaux vêtements à la mode, une coiffure à la mode mais…”

Tango

Un couple “Tango”

J’ai assisté au mariage d’un ami ce week-end, et nous avons rencontré cet étonnant couple. Beaux et fringuants, ils nous rendirent presque jaloux à observer leurs pas châssés si gracieux et élégants. Ma femme s’est consolé avec le prix des plus belles chaussures féminines de la soirée, moi j’ai pas vraiment pu échapper à l’accessoire le plus has been de la soirée… Orgueil froissé et maigre consolation pour une rencontre pleine de charme, entre deux générations d’amoureux de la fripe et de la sape.

Chaussures Paul & Joe

Chaussures Paul & Joe

Ce samedi, j’irai en bonne compagnie (Bdiddy) voir le film Iron Man, avec l’acteur Robert Downey Jr, en attendant de le retrouver dans la future comédie de Ben Stiller, Tropic Thunder.

Bon, sur ce, je retourne profiter des quelques instants de soleil, entrecoupés d’invariables pluies… De toutes façons, ce sera cap à l’Est dans les futures éditions !

Los Campesinos - Hey ! You ! Dancing !

Suicide Club

Le Fumoir, silhouette

Le Fumoir, silhouette

Il fait beau mais il fait froid. Je fume tout en marchant. Le café n’est plus très loin.

Danièle n’a plus la gueule des grands jours. Elle fatigue derrière son comptoir, à toujours servir les mêmes habitués alcooliques et les anonymes du jour. Elle grimace un sourire en me voyant. Se fait compassionnelle au sujet de “Papa”. J’avale rapidement le breuvage noir qu’elle appelle “café”. Je prêche la litanie du bon fils et je fais mon samaritain. J’avais fui l’usage qui voulait qu’un fils apprenne à marcher dans les pas de son père. Je me retrouve aujourd’hui en pleine reproduction.

Son petit troquet subit de plein fouet la réalité actuelle. Celle du diktat du pouvoir d’achat. Mais c’est une misère qui semble fuir les gueules du fond de la salle. Le fond de la salle, c’est chasse gardée. C’est là que se réunit une drôle de tribu. Fait de toute la lie des pays de l’Est. Ils ont tour à tour été hommes de mains, voleurs, braqueurs ou peintres en bâtiment… Paris pour eux, c’était un eldorado, de la rédemption, peut être une autre chance. Aujourd’hui, c’est de la glue, et un mirage où ils ont abandonné leur rêves de gloire et de richesse. Quelques poches sont à moitié pleines, certains roulent en série 7, et les uns payent pour les autres. Il est 15 H 22, et la plupart sont déjà bourrés. Ils vivent de compagnie de sécurité, louent leurs services, combinent diversement. La moitié a passé une moitié de vie en prison, l’autre n’a plus de permis, la dernière s’escrime à repousser les limites de la bienveillance humaine. Surtout celle des femmes. Les leurs et les autres…

Black sunglasses

Lunettes noires…

J’ai aimé ces hommes, j’ai aimé cette salle du fond, j’ai peut être moins aimé le café. Aujourd’hui, j’ai du mal à m’y rendre, du mal à y boire, du mal à les regarder, du mal à vouloir y rester.

Après la tournée offerte, et la complainte des mauvais jours, je retourne vers Danièle. Elle aussi embraye sur la complainte. Le lobby du refus au tabagisme passif contraint son établissement à souffrir d’une pénurie de cadavéreux fumeurs. Chiffre d’affaire en berne, clientèle à problème, officiers de police indélicats, saisie du bandit manchot, et toute la cohorte qui va avec. On croirait un refrain de Sefyu. Alors, on pleure sur Sarko. Sur l’intransigeance permanente. On se lamente. Et puis délicatement, elle me parle de Christophe. Elle chuchote. Elle aime pas le mauvais oeil. C’est qu’il y a la photo du pape dans l’établissement.

Christophe est mort. Il vient de se suicider. Christophe fréquentait la salle du fond.

Christophe avait 33 ans, et un fils.

Christophe s’est tiré une balle dans la tête.

Sale temps dans la mienne.

Je connaissais peu Christophe, mais en camarade de café, et tout à la fraternité de la “salle du fond”, c’était un mec sympa. J’avais vu son fils. Il l’emmenait régulièrement. Le portait sur ses épaules. Tout les deux souriaient encore. C’était il y a plus d’un mois.

Danièle me regarde et ajoute doucement: “Tu bois quelque chose ?!”

Je me suis crispé, tout ce que je souhaitais, c’était fuir.

Johnny Cash - Hurt

Le facilitateur

Pari & Dispari

Badass smokin’ times

Je me dépêche, je vais être en retard. Encore une fois. Les semelles en bois claquent sur le macadam parisien. J’ai encore loupé la bonne sortie du métro. Il doit être en train de m’attendre, de l’autre côté de la Madeleine. Je me demande encore comment j’ai pu me retrouver si loin. Mon téléphone sonne, il doit être en train de s’impatienter. C’est sûr, c’est bien son genre. Je répond, il me confirme simplement qu’il se situe du côté du boulevard Malesherbes. J’ai encore un peu de chemin, je tente de rassembler mes esprits.

Ça y est, je l’aperçois, il a l’air à pied. On s’échange les banalités d’usages, il me dit qu’il faut faire vite, qu’il est mal garé, et il embraye directement sur notre point de chute, un petit restaurant italien. On s’engouffre à l’intérieur. Une table a été spécialement dressé pour nous. Elle fait face à l’entrée, et permet d’apprécier le ballet des touristes ou des habitués du lieu. Il est constamment aux aguets, jugeant les “gueules” et les apparences diverses. Face à notre table, il y a un petit escalier, et placé d’où il est, il a une vue parfaite pour apprécier le cul de ses dames. “Oh merde, t’as vu ce châssis !” Moi, je ne peux malheureusement en dire autant, je suis dos au panorama. On devise de conneries, les affaires, les activités. Il me demande des nouvelles de mon père, je répond “qu’il va mieux”. “Bien, bien”. Il a un cou musclé, et sa chemise ouverte laisse saillir une musculature généreuse. Un médaillon à la vierge émane au milieu des poils. C’est un peu la caricature italienne. Le pento en moins. L’un des serveurs vient nous alerter en italien. Il semblerait que les services de police soient en train de verbaliser. Il se lève, prononce quelques injures, reviens s’asseoir. “Elles sont occupés maintenant, ces salopes”. J’opine. Paris, c’est devenu infernal. Les amendes qui pleuvent, le stationnement bientôt inexistant, tout ça, tout ça. Moi, j’m'en branle bien, je n’ai pas le permis. “Et tout ça à cause d’un pédé de merde ! Mais en même temps, eh, grâce à lui, remarque, y’a des affaires à faire !”. C’est vrai. Certains quartiers ont vu leur popularité exploser, sans compter le prix au mètre carré. C’est juteux pour tout le monde. Même si les temps sont de plus en plus durs. On mange nos pâtes. Des tagliatelles al Gorgonzola e mascarpone. Elles sont terriblement bonnes. On voit que la maison est bien tenue. Italien do it better, pour sûr. Le patron vient nous saluer, enfin, surtout lui, c’est la première fois que j’y mettais les pieds. On me conseille le Tiramisu. Ce serait un prolongement idéal. On continue le blabla. On revient sur ses années passées à l’ombre. La ratelière, comme il dit. Mais c’est oublié, histoire ancienne. Un couple monte à l’étage, encore un cul observé à la dérobade, avec son lot de commentaires dithyrambiques. “Celle-là, j’la baiserai bien !”. Vient le tiramisu, on parle de mon client, je lui apporte les dernières informations. Et surtout les problèmes. Il s’en désole. “C’était mieux avant, les comportements étaient pas pareils, la parole, c’était sacré !”. J’opine encore une fois, alors que j’en sais strictement rien, je suis encore trop tendre pour avoir connu “l’avant”. Le tiramisu est délicieux, le serveur vient s’enquérir des cafés. Ils papotent en italien. Il ira passer les prochaines vacances en sicile, avec sa femme et son fils. On parle famille, il me demande des nouvelles de ma femme, je répond “qu’elle va bien”. Je pense au Japon.

Vedi Hakone, e poi muori

“Vedi Hakone, e poi muori”

Vient la note. 83 Euros, sans vin et sans entrée. Il jette un coup d’oeil, il appelle le serveur, ils se murmurent quelques trucs. Le serveur emmène la note, et revient après avoir griffonné quelque chose. La note est désormais à 50 euros tout rond. Il sourit. Je règle. Je glisse discrètement “Maintenant ou un peu plus tard ?”, il ajoute: “dans la voiture”. On remonte tranquillement la rue. Il est soucieux, et jette quelques regards à droite à gauche. On monte dans sa berline Mercedes. Je lui jette: “Merde, tu te refuses rien !”. Il sourit. Il me demande où me déposer, je dis pas loin de Pigalles, on travaille dans le coin. Je sors l’enveloppe. Il me demande “s’il y a le compte ?”. “Merde, tu me fais plus confiance”. On rigole. Il sent à l’enveloppe qu’elle est effectivement bien chargée. Exclusivement des coupures de 20. Il est heureux. Il me quitte à moitié hilare, sur ces mots: “Toi et moi, c’est une collaboration d’avenir !!!”. Je referme la porte, souriant. Je pense: espèce de gros con.

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Pari & Dispari Opening theme Feat Terence Hill & Bud Spencer

Charlton \

Charles “Ben Hur” Heston, dernier rempart des flingueurs

Charlton Heston vient de passer l’arme à gauche. Ce “survivant” d’un autre âge, dont la soif de vivre nous avait tous ému dans la Planète des singes, autant que sa course de char mythique, est parti. He’s gone, comme disent les sages anglo-américains. Il nous laisse une nouvelle fois orphelin, après Thierry Gilardi et Robert Mugabe…

Charlton vs Charles Ingalls: Fight !

Bon, je vous arrête de suite: Il n’est pas question de confondre Charlton avec Michael Landon aka Charles Ingalls. Vous savez, l’ami des poètes, le fameux mec qui refusait toujours la violence, en plein far-west, et qui cherchait à meubler son existence en faisant le bien autour de lui ! AH AH AH, quel vaste rigolade ce Charles, une sacrée merde face à Charlton, qui avait des grosses couilles et se battait contre des singes vicieux ! Il aurait fait notre bonheur en allant claquer le beignet de cette sale garce de Nellie Oleson et en …

Oui, euh, je m’égare quelque peu.

Enfin, je dis ça, mais c’est parce que ma mère les confond constamment…

Charles \

Charles “Loser” Ingalls, apôtre de la non-violence

“Charlton, une hagiographie qui va plus loin que le mythe” :

Donc Charlton, ce légendaire acteur, plus connu sous le sobriquet de “Ben Hur Moïse”, marcha fièrement sur les pas du grand John. Oui, John Wayne, aka la légende du siècle, l’éviscérateur du kansas, le gourou de la classe américaine, celui qui marchait avec sa winchester sous le bras et qui se foutait de la gueule de Dino parce qu’il avait encore trop bu. John, et Charlton, qui deviendra avec Ronald (Ndlr: Reagan), l’un des saints de la croisade sanctifiée d’un lobby finalement divin: La NRA.

Honnêtes gens, armez-vous !

Charlie Hebdo, support slogan de la NRA

Son image de gagnant, il va l’utiliser pour se consacrer entièrement, tel Saint Augustin, à la défense du second amendement. Il n’aura alors de cesse de prêcher avec vertu, et abnégation, les joies nécessaires de posséder un gros calibre chez soi. De tirer à vue dès que nécessaire. De porter en toutes circonstances son Smith & Wesson, fièrement. Exhortant sans relâche les citoyens exemplaires et les étudiants. De la Virginia Tech à Waco, de Colombine à l’Irak, son oeuvre l’amènera à tutoyer les plus grands décisionnaires de notre temps… D’ailleurs, on brûle encore un cierge à son effigie chez les vigies des favelas, les partisans de Moqtada Al Sadr, et les admirateurs de John Woo.

Cho, cheerings from Virginia Tech

Cheers from Virginia Tech by Cho Seung-hui

Pour conclure, je tiens à partager avec vous, lecteurs, l’image tronquée de ce pays merveilleux qu’est l’Amérique, pas forcément celle de Joe Dassin, mais plutôt celle qui fait bander Maurice “G’s” Dantec, en vous ordonnant d’aller admirer le travail remarquable de Kyle Cassidy, auteur de Armed America, un stupéfiant voyage au coeur de l’amérique chère à la NRA.

Armed America

Dan, qu\'un Predator irait pas emmerder !

Dan, que même un Prédator viendrait pas emmerder !

En même temps, j’aurai tellement aimé pouvoir flinguer Franck Dubosc, en cette période de promo du “Disco”… Ils font pas des prix sur le glock 9 mm ?

El-P - Deep Space 9 mm

Photos de Charlie Hebdo issue du site: http://palladio.free.fr/harakiri/ChH/index01.html

La future recrue typique…

La future recrue typique…

A l’heure où la France fait face à une déferlante ch’tis, lui déclarant sa flamme dans les cinéma, les Boulogne Boys ont eux, décidé de gâcher la fête. Il ne leur a pas fallu plus de 10 minutes pour frapper un grand coup. Sûr que Thierry s’il mangeait pas de steak carrefour, aurait vivement condamné l’acte, et la majorité outrée le trouvant, à minima, ignominieux, et terriblement diffamatoire. Moi, bizarrement, en apprenant l’odieux ce dimanche matin, avec mes biscottes et mon café, j’ai ri. Me suis exclamé: “Ah les cons !”.

Pour trouver les paysans, suivez la flèche !

“Pour trouver les paysans, suivez la flèche !” Reims/Sedan

Ouais, ils vont loin. En même temps, ce sont les Boulogne Boys, les mecs. Eh oh, faut se sortir les doigts du cul. Y’a des années de ça, ils foutaient des coups de rangers dans la gueule des CRS, et ils continueront vraisemblablement. Les Boys se foutent bien de votre match, ils se foutent bien de votre gueule, ils se foutent bien du respect de l’adversaire, comme ils se foutent bien des CRS et visiblement même du PSG. Ces mecs sont peut être les derniers punks vivants, derniers adeptes du No Future et cockant encore leur docs, avant de chercher un “fight”. Le sens premier de leur banderole, qui s’adresse d’abord aux Ultras adverses, c’est d’insulter, d’humilier, parce que c’est le propre d’une banderole diffamatoire, surtout derrière une égalisation. C’est le foot, les amis. Un univers de violence, où on peut se retrouver à planter son voisin. Si vous souhaitiez du fair-play, faut suivre du Rugby.

J’entends déjà les esprits chagrins et les charges stupides qui vous diront “mais c’est horrible ça ! Complètement irrationnel !” ou la diatribe façon Gérard Miller qui m’accusera de : “Défendre de telles ordures racistes !”.

En même temps, je lis Irvine Welsh, Nabe, et So Foot (qui propose par ailleurs, la meilleure lecture possible de l’évènement), alors…

Une ordure, d’Irvine Welsh

Une ordure, D’Irvine Welsh

Sinon, je leur envie leur sens du buzz. Ces mecs pourraient faire des marketeurs redoutables. Une reconversion possible chez Jacques Séguéla ?

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Mano Negra - Santa Maradona

Thierry, première victime du steak haché

Thierry Gillardi, première victime du steak haché Carrefour. RIP man !

Vous le saviez déjà, Clarence Boddicker, c’est plus fort que Sega (et toi aussi, accessoirement). D’ailleurs, Clarence boddicker, il est même aujourd’hui plus fort que Bruce Lee hier. Ouais. A true rebelz ! Donc, en bon Jackass que je suis, je suis prêt à toutes les expériences interdites, pour vous, Publik ! De ces expériences qui vous mettent face à vous-même et vos limites. De celles qui vous font repenser à tous les meilleurs moments de votre vie. Le putain de flashback mec ! Alors, en vrai warrior du quotidien, je vous relate la dernière de ces expériences osées et vachement couillues. C’était y’a pas quelques minutes. L’opération du jour: Manger du steak haché infecté de chez Carrefour. Et personne ne connait mieux que moi l’art d’assaisonner le steak haché Carrefour infecté, avec une bonne sauce bolognaise Dolmio des familles, avec provenance similaire. Thierry Gilardi en serait même mort, à ce qu’il parait…

La Putinoff, déconseillé aux femmes enceintes…

La Putinoff, si bonne qu’on la déconseille aux femmes enceintes…

Si vous dégustez ça avec une rasade de Putinoff, la vodka made by Lidl (5,49 € chez tous les “bons” détaillants), vous pouvez être sûr de partir tranquille. La méthode est breveté en Suisse et permet aux adeptes de l’euthanasie de caner sans sourciller. Je crois bien que je suis en train de perdre un oeil, d’ailleurs.

Donc, si jamais ce site venait à n’être jamais remis à jour, si ce site venait à manquer de commentaires élogieux à son auteur, s’il vous plait, faites savoir à ma femme, combien que j’l'aime, faites savoir aux enfants, que je n’ai pas, que Thierry Gilardi était de l’équipée du Dimanche, et si c’était pas encore fait, je cède toutes mes possessions, toute ma (maigre) fortune au Fond de Reconnaissance pour la Suprématie de Gary Low (FRSGL) sur les 80’s. Vous pouvez vous aussi adresser vos chèques au même ordre, pour bien faire.

C’était Clarence, en direct, pour une expérience de loose totale, en pleine période de célibat à mi-temps. D’ailleurs, il me reste des slips sales à laver, cholera, pleaaaaaaaaaaaaase !

Et n’oubliez pas: FUCK Gilles Gabriel (petite bite en plus ce mec)

Gary LOW RULEZZZZZZ !

Gary Low - I want you (me too !)

Le roi et sa clika

Le roi pose avec sa clique

“K’est ce qui s’putain de passe ?”

C’est par cette interjection mal embouché qu’on va commencer ce billet. Pondu à la gloire des Epidemiks, de Saddam Hussein et des gangsta lovers.

“Jeune pédé !”

Le roi Heenok, “jeune entrepreneur noir” créateur du cultissime label “Gangster & Gentleman”, et auteur de la mix tape cocainorapmusic, est probablement devenu le sujet le plus symptomatique de notre début de siècle. Nous savons presque tous, sauf les ignares impardonnables, que le roi Heenok aime l’hydroponique et les bijoux en or qui brillent-brillent. Les “flashy suit”, les jantes chromées de 24′, et les gunz (voir ici). Mais plus que tout, le roi Heenok, il kiffe la bouffe bio, les mathématiques et surtout Saddam Hussein, un putain de savant en avance. Calotte sur ta bouche !

Derrick, hilare

Derrick, hilare, veut sa part de fesse et de coke !

M’enfin, et la cohérence dans tout ça ?

Bah, y’en a pas réellement. Voire plus du tout. Au début, je voulais parler de Saddam Hussein et Nicole Scherzinger, la pussycat doll. Puis, je voulais bifurquer sur la politique américaine, qui avait conduit à l’invasion de l’Irak, et toutes ces conneries de Georges W Bush. Et puis ces idiotes d’Epidemik ont voulu lancer le Q day, comme ça, sur un putain de coup de tête. Qu’est-ce que j’en avais sérieusement à foutre, moi, du Q day. Moi, je voulais juste écouter Fuck wit Dre day sur The Chronic, parler rap buziness, pondre un bon billet. Et probablement continuer mon baratin sur la romance entre Nicole et Saddam. Ouais, parce qu’en vrai gangsta, bah, Saddam Hussein se l’aurait faite tranquille, en levrette, avec un bon joint des familles et de la gnôle, sur du Snoop dogg. J’en suis presque certain ! Tout ça parce que Saddam, c’était un real muthafucker G’s, comme nous le racontait Eazy-E.

Saddam, toujours chic + Nicole, icône vamp = Doggystyle

Saddam + Nicole = Doggystyle

De l’art de louper sa cible…

Bon, finalement, tout le propos originel a été défiguré, mes idées se sont perdues en route, et comble du pire, j’ai bu de la Putinoff de chez Lidl. Quant à Saddam, il est mort pendu, nous laissant orphelin, avec Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, et leur histoire de SMS. Saddam, lui, c’était un badass boy, une vrai figure de proue des Presidents With Attitude. Nicolas, lui, c’est juste un microbe, avec talonnettes et rolex même pas sertie de diamants. Saddam et Nicole, qu’elle est vachement plus bonne que Simone, aurait fait un putain de couple. Nicolas et Carla, sérieusement, ça pue la défaite quoi…

Sarko, en tuning de ménagère
Sarko, déjà Has been

Conclusion:

Fuck Joy Division et vive le Q day ! Remettez-vous au gangsta Rap ! Big up à Saddam, ses homeboys et le bling bling Swith & Wesson !

Saddam Homeboys- Toi aussi, fais péter la kalash en platine

Assiette tunning Sarko, disponible sur:

http://www.legaragepierreblanc.com/

 

Lakshmi va vous racheter !

Quand Lakshmi achète, tout le reste trépasse !

Pour ce Win or die trying, cinquième édition; vous l’aurez compris, direction l’Inde.

Parce que désormais, les profils de winner façon Mittal ou Tata s’y comptent par dizaines, ratatinant chez Forbes nos milliardaires old fashioned, avant d’aller racheter vulgairement nos usines pour y pratiquer d’astreignant dégraissage, il nous fallait parler du second géant émergeant: L’inde. Et c’était quoi l’Inde, avant d’être Bollywood, le curry et Gandhi ? Pour nous autres, c’était juste Bashir qui vendait ces roses au restau, ou Raj qui nettoyait les cuisines du même restau. C’était pas grand chose. Juste du folklore et des visages bruns. Moustachus souvent. Ou bien des saris, des couleurs garanties sans Mir Laine et une dysenterie quand on poussait le vice d’y aller sans précautions aucunes. Mais aujourd’hui, en plus de l’effet bollywood, l’Inde, c’est aussi un deuxième effet Kiss Cool largement moins cool: L’effet Lakshmi et ses plans de licenciement massif. Et on va devoir s’y faire…

Alors, rattrapons ce qui peut encore l’être. Il est temps de passer à l’étude de style et des comportements.

Mohammed Rafi, un peu bouffi

Mohammed Rafi, un peu bouffi…

Tout est parti avec les pionniers. C’était l’époque du whisky d’importation, de la folie de l’indépendance, de la partition problématique Pakistanaise et du rêve permis. C’était l’époque de Mohammed Rafi, détenteur record du nombre d’interprétation masculine, et chantre yé-yé du moment, la rapetout attitude en sus.

Viendront les ertsaz de Beattles et quelques autres, puis enfin, viendra l’idole. “La” star que toute l’Inde ira chérir. Celle qui va la décomplexer. Une divinité au style incomparable, transcendant tous les genres qu’il touchera. Influençant au plus profond le péquenaud de campagne autant que le futur tycoon de Bombay. Et ce jour du 22 août 1955 où naquit le petit Konidela Siva Shankara Vara Prasad est désormais chômé autant que béni. Si Vishnou pouvait s’incarner, c’est simple, il l’aurait fait pour devenir celui qu’on appelle MEGA STAR, Shiranjeevi ou plus simplement Chiru. Une modestie légendaire qui le rendra presque aussi sacré qu’une vache !

Chiru, chirurgien et armé

Chiru, chirurgien, tabacologue et armé !

Acteur culte, au style inimitable, danseur émérite, inventeur de tous les styles, Chiru, c’est avant tout le sex-symbol made in India. Gras, moustachus et fort en gueule, un Elvis vivant et indien. De quoi faire rêver la ménagère et son curry, autant que jalouser et émerveiller le mari. Chiru, c’est une bête, un animal du style, un alligator qui fait bander un pays de plus d’un milliard d’habitants. L’audience totale, Morandini se fait dessus…

Mojo power

Chiru, “LE” mojo power moustachu !

Qu’il se permette de singer Michael Jackson, moonwalkant avant lui, ou qu’il fasse la nique à John Wayne (vous remarquerez que tout ceux qui niquent John sont promis à d’intenses carrières !), qu’il rivalise avec les meilleurs B-Boys de Brooklyn ou qu’il transcende le disco ou le funk, qu’il conduise un tracteur comme d’autres un vélo, qu’il inspire comme il transpire le stylisme le plus audacieux ou qu’il soit le chorégraphe que Kamel Ouali rêvera d’être, Chiru, par son avance, semble prendre plaisir à nous prouver qu’il était un génie. Un exemple, une star mondiale seulement en Inde, un monument qui ne rayonnera que sur ce “petit” pays.

Il fallait réparer cette offense, repenser le contexte, cet oubli ingrat de nos société, cette violente injustice faite à la face de Dieu. Rendons grâce, oui, Gloire à toi Chiru, Gloire te soit rendu ! We love you, Chiru ! We love you all !

Et vous devrez me visionner tous les liens ! Chiru vous l’ordonne !

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Chiru - Lankeswarudu-Padharella Vayasu

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