Art of living/Parisien(s)

Parisien(s) 8

PREAMBULE

 

Bon, pour vous dire la vérité, plutôt que Paris et un été dégueulasse, j’aurai préféré rester à Tokyo.

Dans ce que Hiroshi Mikitani qualifie élégamment de :

« very pleasant long-term decline ».

Et Paris ?

WHEALTH

Mais la vie en aura voulu autrement.

Et mon père a été hospitalisé.

Et si ce n’est pas une première, dieu merci, ce ne fut pas aussi la dernière. Mais c’est passé pas loin.

La faute à une insuffisance rénale, doublé d’un problème cardiaque au niveau des valves, qui entrainent complications sur complications, et fait craindre le pire à chaque intervention.

Une hospitalisation suffisamment angoissante pour me tenir éloigné du net en tout cas. Et faire corps en famille.

Papa, on t’aime.

Mes parents, Pologne (1967)

***

Life goes on

Mais si je tenais une nouvelle fois à remercier tous ceux qui m’ont soutenu ou manifesté leur soutien (vous aussi mes chers lecteurs), s’agirait pas d’exploiter le filon et me faire plaindre.

J’ai horreur de ça.

Et puis papa va mieux.

Du coup, back to Paris, période QSG.

« Rêvons plus grand ! »

FLVCTVAT·NEC·MERGITVR

Une devise qui colle bien à l’actualité météorologique. Quand ce n’est pas celle économique.

Ou entre deux averses, on cherche à passer son temps à écouter des disques, et lire des livres.

Tout en tenant une cigarette, ou en buvant un cappuccino.

Un Vittel(Evian)-menthe.

Un concombre fumant.

Ou un Swedish spritzer.

Choses diverses

La Fronce

Et quand on ne profite pas des derniers éclats européens avant la fin, on travaille.

Avec acharnement, avec discernement, avant que les fossoyeurs de ce pays n’y entreprennent leur savant saccage.

Un saccage économique, idéologique, et sociétal profond.

On ne s’en relèvera pas.

« It is like watching a nation busily engaged in heaping up its own funeral pyre. »

Enoch Powell

Alors, à défaut d’imaginer sauver ce pays qui s’autodétruit seul, on retrouve ses potes.

Les parisiennes. Ses habitudes.

Où on se cultive avec le peu qui reste.

Entre plans sociaux, promesses de lendemains dansant et bullshit ambiant…

L’occasion de se remettre à lire Ayn Rand tiens.

Spéciale dédicace à Ayn

Ellsworth M. Toohey

« En voici un autre: Tuer en un homme le sens des valeurs. Détruire en lui la capacité d’accomplir quelque chose de grand ou de discerner la grandeur chez un autre. Les hommes de valeur ne peuvent pas être dominés. Nous n’en voulons plus. N’essayez pas de nier la conception de grandeur, détruisez-la de l’intérieur. Ce qui est grand est ce qui est rare, difficile, exceptionnel. Etablissez une échelle des valeurs telle que les plus médiocres, les plus obtus puissent parvenir au sommet, et vous tuerez chez les hommes de valeur le goût de l’effort. Vous détruirez ainsi tout motif de progrès, d’excellence, de perfection. […]

Tuez l’admiration et vous aurez tué ce qu’il y a d’héroïque dans l’homme. On ne révère plus rien si l’on rit de tout. Ah ! Et une autre chose encore et qu’il ne faut pas oublier ! Ne permettez pas à l’homme d’être heureux ! Le bonheur se suffit à lui-même. Les hommes heureux ne nous servent de rien. Les hommes heureux sont des hommes libres. Il faut donc tuer en eux la joie de vivre. Les arracher à tout ce qui leur est cher, à tout ce qui leur semble important. Ne jamais les laisser accomplir leurs désirs. Leur faire sentir que le simple fait de désirer quelque chose est déjà un péché. Les amener à ce point où le « je voudrais » n’est plus l’expression d’un droit naturel mais un aveu plein de honte. […]

Voilà où nous en sommes arrivés, à considérer le bonheur comme un péché. Nous avons pris l’humanité à la gorge. Offrez votre premier-né en sacrifice expiatoire; couchez-vous sur un lit de clous; allez dans le désert mortifier votre chair; ne dansez pas; n’allez pas au cinéma le dimanche; n’essayez pas de devenir riche; ne fumez pas; ne buvez pas. […]

Nous sommes en train de réaliser le monde de l’avenir. Le monde tel que je l’ai toujours désiré. Un monde où règneront l’obéissance et l’égalité. Un monde où l’homme n’aura plus une pensée à lui, mais où il s’efforcera de deviner la pensée de son voisin, tandis que celui-ci s’efforcera à son tour de deviner, etc. Et il en sera ainsi de par le monde, Peter. Jusqu’à ce que tous soient d’accord avec tous. Un monde où plus un homme n’aura un désir personnel, mais concentrera tous ses efforts à satisfaire les désirs d’un autre voisin que lui-même, etc, et ainsi tout autour du globe, Peter. Un monde dans lequel aucun homme ne travaillera pour un motif aussi innocent que l’argent, mais pour ce monstre sans tête qu’est le prestige. Une pieuvre qui a de multiples tentacules et pas de cerveau. Plus de jugements personnels, mais un vote public. Un monde de nullités, puisque l’individualité sera considéré comme une chose dangereuse. Un monde qu’il sera facile de diriger, que je dirigerai, Peter, avec l’aide de quelques hommes qui me ressemblent. Ceux qui savent comment vous faire marcher, vous, la grande masse, la merveilleuse moyenne, vous qui n’êtes pas entrés dans une saine colère quand on vous a traité de moyenne, de petites gens, vous qui avez aimé et accepté ces noms. Et c’est vous qui régnerez, vous, le petit peuple, vous serez le maitre absolu, à faire pâlir d’envie tous les dictateurs des temps passés, vous qui serez à la fois Dieu, le Prophète et le Roi combinés. Ou du moins, vous le croirez. Vox Populi. Le moyen, le commun, le général. Et c’est nous qui le dirigerons. Vox Dei. Et nous nous assurerons une soumission absolue de la part des hommes qui n’ont pas appris autre chose qu’à céder. Nous appellerons cela « servir ». Nous distribuerons des médailles pour services rendus. Et vous tomberez les uns sur les autres dans votre hâte à vous soumettre plus vite et mieux que les autres. Et tout ce qui refusera de se soumettre devra disparaître. »

Ayn Rand, La source vive.

Arnaud Fleurent-Didier – Reproduction

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6 réflexions sur “Parisien(s) 8

  1. On ne se connait pas, mais je tenais a te dire que je t’apprécie particulièrement Clarence. Cela fait longtemps que je suis avec une certaine gourmandise ton « nasty diary », et que je profite en voyeur d’une partie de ta vie sans vraiment me manifester, comme j’imagine d’autres lecteurs.

    Aujourd’hui je m’avance moins masqué, et je souhaite bon courage à votre père, et votre famille.

    Keep going mr Boddicker ! 🙂

    PS/ Ayn Rand, miam !

  2. « L’occasion de se remettre à lire Ayn Rand tiens. »

    Tiens, toi aussi….

    Je passe sur la Fronce, on en recausera (puis, surtout, je suis sur le chemin des vacances, alors Cahuzac, Moscovici and co….)

    A.rnaud, tant que ton petit monde va bien, c’est l’essentiel…

  3. @ N: To my dad. Mate.

    @ Mato: Merci beaucoup mon cher. N’hésite pas à te manifester plus souvent sur cette « modeste » page dès que le coeur t’en dit. C’est toujours avec plaisir.

    Je transmet à papa et la famille. Merci pour lui. 😉

    @ hercule: コメントありとう!伝えときます。:)

    @ Emi: Merci honey. Sincèrement. Et oui, on se retrouvera à Tokyo, like krazy kidz, playing again. Un jour. Bientôt.

    @ A.rnaud: On recausera, on recausera mon cher.

    En attendant, bonnes vacances avec bison futé. Ou Ayn ! 😉

    Clarence, Roman Holidays

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