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Récépissé d’Asie – Partie II: 서울

Seoul, from the Park

Corée, partie 2.

A vrai dire, j’ai un peu de la peine de faire dans la redite, mais bon, allons-y pour la forme…

La Corée du Sud, en forme longue la République de Corée, en coréen Daehan Min-guk, 대한민국 (hangeul), 大韓民國 (hanja), est un pays d’Asie de l’Est qui couvre la moitié sud de la péninsule coréenne. Sa capitale est Séoul. La langue officielle est le coréen dont l’écriture est le hangul ou hangeul et la monnaie le won.

Au nord, son unique frontière terrestre d’une longueur de 238 km avec la Corée du Nord, est constituée par la zone démilitarisée (DMZ).

Actuellement, la Corée du Sud est classée douzième puissance économique mondiale selon le calcul du produit intérieur brut en parité de pouvoir d’achat et quinzième selon le critère monétaire traditionnel.

Euh…

Qu’est ce ki raconte celui-là ?

Nouveau Riche

La Corée donc.

Nouvelle puissance montante Asiatique.

Pays plus vraiment « émergent » dont la capacité industrielle fascine autant qu’elle intrigue, toujours aussi prompte à profiter de l’effondrement occidental, n’en finissant plus de grignoter des parts de marché aux uns et aux autres.

En même temps, c’était pas vraiment difficile.

# Vadaabordocazzo !

Entre un Sarkozy en mode électoral promettant tout et n’importe quoi, et dont les calculs politiques autant qu’un acharnement à rester cramponné au pouvoir vont coûter cher au pays, et une situation Européenne où personne ne se risquera à des sacrifices comme nos locaux du jour, on se doute que les coréens n’auront aucun mal à revenir à notre hauteur d’ici peu. Je vous parle d’une Amérique qui cumule Sida économique et Cancer politique ?

Non hein.

Et c’est pas le spectre d’une réunification avec le Nord de Kim Jong-IlUn qui risque de les affamer.

Ils arriveront bien à se réconcilier autour d’un kimchi. Même si la dot risque de laisser des traces côté Sud, tout à son égoïsme croissant.

Du coup, pas nécessaire de jeter la pierre sur leur statut de « nouveau riche », alors que vous allez fouiller les poubelles.

Votez Hollande quoi.

Des friandises pour tes gencives ?

Amour, gloire & beauté

Pour autant, si la vitrine a l’air alléchante en diable, ne vous leurrez pas, en particulier VOUS, petits cons amateurs de K-pop, car la Corée est aussi un putain de bluff.

Celui d’une image. Celle du winner. Façon Dallas asiatique.

Où le Texas se retrouverait -presque- à Séoul.

Mais loin de l’image en carton pâte des studios de production de la SM, se révèle à vous une cité sans véritable âme, laissée à son arrogance, sa cupidité, ses grandes artères balayées par le vent, ses forêts de nouveaux immeubles et son désir de faire la course avec les voisins sans le glamour qui va avec, mais généreusement parfumée au Kimchi.

Somewhere in the city

The Seoulist

Est-ce qu’on peut sincèrement aimer Séoul ?

J’ai des doutes.

Peut être au fond.

Toujours est-il qu’après 4 jours dans les parages, rien ne vous retient vraiment.

– Putain, mais c’est cet enfoiré de Clarence qu’aime pas la K-pop
– Vas-y, autorisation de cracher dans la marchandise !

Ni les Coréens, toujours bravaches et prêt à vous démontrer fierté et orgueil national, ni la ville, au fond, parfaitement inintéressante dans sa banalité industrielle asiatique ne pousse réellement à l’attachement. Et pour ceux qui se dirait que le shopping pourrait être le motif d’une visite, je retiendrais juste le commentaire acerbe de madame: « Putain, on se croirait dans le Japon des 90’s ».

N’en déplaise aux bloggeurs qui vont diront le contraire.

Seoul by Clacla

Clacla’s City Guide

Pourtant, de la hype de Garuso-gil à celle d’Apgujeong, en passant par Hongdae ou au calme des ruelles de Seongbuk-dong, on prend parfois plaisir à arpenter cette cité à la saveur épicée, mais au coeur froid.

Sûrement l’hiver.

Alors histoire de préparer votre prochain voyage, quelques « bonnes » adresses par Clacla:

Où loger:

Park Hyatt Seoul

995-14 Daechi 3 – dong Gangnam – gu
Seoul 135-502

Oui, je sais, tu vas devoir demander une rallonge à papa/maman, mais c’est comme ça. Loin de la hype bling du W Walkerhill, trop excentré, on trouvera une chambre moderne, au parquet chaud, à la salle de bain tout en granit, et au service impeccable capable de courir après les taxis, même si tout n’est pas encore au diapason partout. Bien situé au coeur du quartier des affaires, et à proximité en taxi de tout ce que Gangnam compte de valable. A ce qu’il parait, l’un des meilleurs Dolsop Bibimbap de Séoul.

Pour te payer des lunettes qui valent le coup d’oeil :

Alo Style

서울특별시 강남구 신사동 536-9 1층

http://alostyle.tistory.com/73

Parce qu’on aura remarqué que les coréens kiffent les lunettes. Des boutiques un peu partout, mais une certitude, un style qui tranche avec nos poncifs européens et vous donnera immédiatement ce petit plus typiquement local. Qualité assez moyenne, pour un prix assez moyen somme toute. Collaboration exclusive avec la crème des designers Coréens.

Du street wear pas trop qualitatif mais valable stylistiquement (tarifs attractifs) :

Brownbreath

http://www.brownbreath.com/

Honnêtement, la misère pour trouver un shop, du coup, préférez commander via le 2.0. Mais un bon rapport qualité/prix/design. N’espérez pas trop non plus, c’est vraiment H&M like. Mais bon, pour le prix, et surtout en Won. C’est un peu la fête.

Du select shop qui vise à singer BEAMS:

MSK SHOP

569-21, 6/F Woo Jung Bd, Sinsa-dong, Gangnam-gu

http://www.mskshop.net/

Quelques trucs « Hand Made » et une sélection assez pointue très variable qualitativement, principalement le fait de jeunes designers coréens, dont la très bonne surprise Spectator. Question style, ça lorgne énormément sur les linéaires nippons du moment. Mais à voir l’affichage chiffrant parfois en millions, ça fait un peu peur. A réserver à ceux qui aurait loupé Isetan à Tokyo, et voudraient se rattraper un peu.

Café façon hipsters:

Allo Papergarden

520-9, Shinsa-dong, Gangnam-gu, Seoul

http://www.papergarden.co.kr/

Des espressos qui se tiennent bien, des pâtes, des pancakes et tout le bazar standard dans une ambiance assez claire et chaude. Peuplé des fashionistas locales venus se réchauffer avec un Macchiato caramel après une séance shopping à Garusogil, et contentes de trouver des beaux mecs tendance Super Junior. Bon, là, j’avoue, j’ai honte.

Où bouffer:

Myeongdong Gyoja (명동교자)

24 Myeongdong 2-ga, Jung-gu 100-809, Seoul

http://www.mdkj.co.kr/

Passage obligé, méchamment fréquenté, et probablement les meilleurs gyozas sur Séoul. Prévoyez de venir avec la faune locale, indispensable pour vous éviter de faire la queue. Et histoire de faire local, avec votre « Kalguksu », tâchez de réclamer du kimchi à la louche quand on passe à côté de votre table. Il est aussi bon que violent. Du coup, Lotte Xylitol pour tout le monde au dessert.

***

***

En espérant que ça serve, je vous quitte là-dessus.

Et un clip à la chorégraphie dégueulasse propre à ravir les fans.

Il est temps d’aborder Hong Kong.

[M/V] miss A (미쓰에이) « Breathe » (브리드) from [Step Up]

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6 réflexions sur “Récépissé d’Asie – Partie II: 서울

  1. Il y a des clichés bien sympas dans le tas, mention spéciale à : https://clarenceboddicker.files.wordpress.com/2012/01/img_2778.jpg
    Bonne prise 😉

    L’atmosphère de froideur qui en émane, les quartiers résidentiels bétonnés copy-paste à l’infini, l’orgueil d’une récente explosion culturelle en tous les sens (au sens propre, pas artistique).. Je n’y suis pas allé, mais je pense qu’effectivement, ça doit bien valoir un petit détour.

  2. Jamais mis les pieds au Kimchistan, comme dirait la buvette, mais j’ai du mal à m’en faire une image homogène.
    D’un coté y’a la flamboyante nouvelle dalle 47″ Samsung du Pater Familias, et de l’autre les images de quartier piteux qu’on peut admirer dans nombre de leur thrillers, qu’ils savent si bien faire d’ailleurs.

    Vu d’ici, y’a un truc qui cloche, un coté Schizo.

    En tout cas, jolies photos, surtout la 2797. 🙂

  3. Je voyage beaucoup en Asie. Mais sincèrement, la Corée et Séoul en particulier ne m’ont jamais réellement fait d’effets particuliers. Surtout si on compare avec Tokyo.

    Et honnêtement, Taipei, Hong Kong, ou mieux, Bangkok sont beaucoup plus recommandés si on veut gouter une atmosphère plus intéressante.

    Entre deux immeubles récents, des trottoirs défoncés. Entre deux fashionistas qui se la racontent, des vendeurs ambulants gueulant entre des livreurs à scooter sans casque. Du froid et une arrogance qu’on sent immanquablement dans les regards, entre individualisme forcené et la vie quotidienne qu’on imagine difficile même si le potentiel économique laisse augurer des lendemains qui chantent.

    Clair que quoi qu’on voudrait nous faire croire, la vie à Séoul est loin d’être facile à vivre pour la moyenne. Et cela se sent dans les regards, dans les attitudes. Je ne crois pas avoir vu beaucoup sourire là-bas, a contrario des clips de K-pop.

    Je ne sais pas si la société est aussi schizo que le sont parfois les scénarios de film, mais assurément, la société coréenne est percluse de contradictions, et sans aucun doute, violente.

    Mais c’est aussi de cet environnement difficile que les coréens tirent leur force.

    Enfin, il faudra bien aller découvrir ça par vous-même.

    Bon voyage.

  4. Je n’y suis resté que quelques heures, autant dire que mon avis importe peu, mais j’ai trouvé des coins plutôt sympathiques, passées les barres HLM et les avenues soviétiques. Ce qui m’a frappé, (outre les petites pépées en jupe, bcbg pas vulgaire, qui m’ont laissé un petit goût de reviens-y) c’est la communauté chrétienne qui semble tirer son épingle du jeu, mais je dis ça, j’ai dû voir une mercedes garée sur le parking d’une église, et mon cerveau de français moyen en a tiré des conclusions définitives.

    Je sens également l’appel de la campagne coréenne jusqu’à la DMZ et au-delà, why not, pour la photo.

    Time is on my side, yes it is…

  5. Merci pour votre excellent blog et je partage souvent votre avis. Un monde froid, arrogant et fasciné par la télévision et le Smartphone qui remplacent peu à peu la vraie vie. « Putain de Japon des années 90 », j’adore l’expression, ayant moi-même partagé 4 années de ma vie dans ce Japon là.

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