BIG IN TOKYO

BIG IN TOKYO 9: « C’est la crise »

Not a long time ago in a galaxy far,

far away….

***

On the way to Tokyo

Sodomie à la Grecque

Une galaxie loin, très loin d’un Papandréou propulsant l’Europe dans le grand merdier.

Et les grecs de faire une nouvelle fois la nique à une Europe bien trop naïve à leur égard. En même temps, plus de 2000 mille ans à pratiquer la sodomie et la démocratie participative façon Ségolène Platon, ça aide.

En attendant, les technocrates de Bruxelles sont consternés, Nicolas et Angela humiliés, et les marchés financiers se disent que la patience est une vertu qui revient chère.

Comme quoi, trop bon, trop con.

Et alors que l’Europe est à la dérive, on se rassurera toujours avec la sanction à venir…

Eurozone jobless at euro-era peak

Roppongi bling-bling galaxy

Somewhere in Japan’s galaxy

Le Japon, une galaxie lointaine.

Vautrée dans son univers propre, entre égoïsme, vieillesse et ignorance volontaire.

Vivant depuis des décennies sur une rente fossilisé, que d’aucuns pensent inexpugnable, et que d’autres imaginent infernale.

Une galaxie dont la vitrine attire toujours autant.

Sans forcer, loin de la turbulence voisine. Sûre de ses capacités, de sa richesse, solidement adossé à l’une des économies industrialisées parmi les plus développée dans ce coin-ci de la voie Lactée…

BNP Paribas SA, France’s biggest bank, said it plans to recruit about 10 analysts, traders and sales staff by March 31 to expand its Japanese equity operations.

The Paris-based bank is bolstering its coverage of Japanese stocks even after a record earthquake and Europe’s sovereign debt crisis sent the benchmark Topix index 18 percent lower since March 11. Okazawa, who has hired more than 20 staff since joining the French bank from Credit Suisse Group AG in March, said investors will focus on Japanese companies as they expand in Asia and shrug off 20 years of economic stagnation at home.

“Companies in the country will be a model for other Asian and European firms after tackling bad loans and surviving severe business conditions over the past two decades,” he said in an interview in Tokyo today.

The bank will hire Takeo Kamai and Jason Talbot from Bank of America Corp.’s Merrill Lynch Japan Securities Co. unit as traders based in Tokyo, Okazawa said. It also plans to recruit three analysts for the commodity, technology and machinery industries and three sales staff in Tokyo and abroad, he added.

Okazawa, who joined Credit Suisse in 2001 as the head of international equity sales, said Asian investors are attracted to the Japanese stock market because it is relatively easier to trade shares there than elsewhere in the region.

“The Japan market has the highest liquidity among Asian markets, which enables investors to hedge and to get in and get out,” he said.

Bloomberg

Occupy Troisgros

Phrase de vieux cul n°87 : « Oh tu sais, c’est toujours pareil avec les riches, l’argent va à l’argent… »

Le Japon, où l’exemple même d’une situation de rente financière, renforcé par le poids d’une devise de plus en plus appréciée.

Permettant d’accentuer un peu plus son rôle de créancier, garant d’une certaine stabilité, loin des turpides européennes ou américaines, mais idéalement placé géographiquement.

Au coeur d’une région en marche, dont le développement renforcera avec un certain pragmatisme celui de l’archipel, et de nouveau, entretiendra une machine vieillissante, toujours aussi rétive au changement…

L’immobilisme presque érigé en philosophie.

Malgré Fukushima, le Césium 137 et des bilans industriels négatifs.

Touristic cruise to Odaiba…

Risk Management

Pourtant, quelque chose cloche.

Perdu dans son syndrome d’ancien bourgeois ayant mené grand train, l’archipel s’active toujours à masquer une situation demeurée préoccupante.

Sa capacité industrielle se remet en question, la marge gouvernementale est réduite à l’inaction, et ses avoirs s’érodent à mesure que sa population vieillit.

Et perclus de doute, anxieux à observer le monde mutant dangereusement, on sent ce géant naguère si ambitieux, incapable de faire un pas en avant.

Préférant le confort relatif de sa situation au grand remue-ménage mondial.

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.

Routine et hamburger au bacon

Break in case of emergency

L’électrochoc espéré se fait toujours désirer.

Au fond, le malade nippon, après le stress post-traumatique du 11 mars dernier, est toujours en convalescence, se remettant petit à petit.

L’oeil sur son bilan de santé.

Entre la vague attente d’un nouveau big one, et la banalité irradiée de Fukushima.

De nouveau bercé par l’habituelle routine, il suit sans appétit le dynamisme des voisins, eux-mêmes rattrapé par le tumulte de ce monde.

Le Japon, comme une vieille image en sépia, quand la Corée souhaite s’offrir en mondovision colorisée.

Chinese (and Italian) delicatessen

Radio Nostalgie

Pourtant, si l’horizon qui se dessine mondialement est à la tempête, le pays, malgré ses difficultés propres, reste un refuge apprécié.

Loin de l’arrogance outrancière qui fait loi chez les voisins.

Entre une certaine humilité et un retour aux sources, alors que tout semble partir en couille ailleurs.

Un ilot qui travaille ses spécificités, au sein d’une mondialisation de plus en plus féroce, où couve toujours une crise profonde.

Le Japon, un bunker, dont les fondations sont mises à mal, et qui devra lui-même affronter ses vieux démons, mais qui reste toujours bien mieux armé que quiconque au sein de la triade, pour résister aux turpides actuelles, et affronter le futur.

S’agirait toutefois de ne pas s’y laisser enterrer.

On sait comment l’histoire finie.

Et le temps presse. Les Chinois sont déjà aux portes de Tokyo.

Klement – Le courage des oiseaux

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4 réflexions sur “BIG IN TOKYO 9: « C’est la crise »

  1. Après, on a ce qu’on mérite, fallait pas les aider et les laisser devant leurs responsabilités…

    Rigeur est le nouveau mot à la mode, ça fait un petit moment que ça dure, maintenant….

    Je n’imagine même pas le nom du futur locataire de l’Elysée, ça fout trop la trouille…

    Heureusement, il y a Leonardo…

    Dis donc, le velours de foie gras me semble bien appétissant…

    A.rnaud. Silenzio Stampa

  2. Pis quand ils essayent de se bouger ils délocalisent le Tohoku en Thailande et v’la le travail…

    J’aime beaucoup la citation bien Iceman de chez Morgan Stanley.
    Et encore un article bien classe à pas lire si on a le frigo vide.

  3. @ A.rnaud: Je n’imagine même pas le nom du futur locataire de l’Elysée, ça fout trop la trouille…

    Ah ah. Ouais. Courage.

    Jean-François Copé arrivera bien à nous sauver de ce merdier en 2017. Have faith.

    Heureusement, il y a Leonardo…

    Ouais, mais il y a aussi la réalité du terrain. Pas d’espérance. Du travail.

    No pain no gain.

    (Ou alors Beckham)

    Le velours de foie gras ?

    Oui, très intéressant en plus d’être appétissant. Raison de plus pour occuper les lieux plus souvent. 😉

    @ DarkVador: C’est clairement pas l’année du Japon (et ses sous-traitants). Seulement, faudra pas manquer d’en profiter quand ils distribueront leurs billets d’avion. 😉

    Et pour le frigo vide, faudrait voir à pas trop s’y habituer. Mais je crains que ça ne deviennent récurrent…

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/infos-generales/france/afp_00396688-les-18-25-ans-les-plus-touches-par-la-pauvrete-s-alarme-le-secours-catholique-245710.php

    Clarence, protesting against Wall Street

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