Born into this.../Voyage(s)

For Whom the Bell Tolls

Japanese blue sea

Movida Japónesa

A ceux qui se demandent où se trouve Charlie Clarence Boddicker, autant répondre tout de go:

Je suis au Japon.

A profiter du Seto Naikai et de ses environs, dans un certaine indolence nippone, ou à courir du côté de Tokyo, histoire de soigner mon précieux syndrome.

Quid de la hausse vertigineuse du Yen ?

Bah de toutes façons, les allemands sont là pour payer la facture.

Non ?

The last samourai

Alors plutôt que de vous emmerder avec des photos scabreuses de Senbei en slip de latex dans un bar de PD du côté de Yotsuya, profitons-en pour faire un bond dans le temps, en pleine corrida financière, du côté de Madrid.

Vous ne le savez peut être pas, mais j’aime à raconter mes vacances en organisant des soirées diapo avec mes amis.

Vous vous joignez à nous ?

[Et là, j’entends déjà la clameur des fans du barbu, anéantis par un teaser aussi prometteur, et gueulant : ENCULÉ !!!!!!!!]

Bon, je vous rassure tout de suite, Tokyo, des PD, du latex, ça viendra en temps et en heure.

En attendant du gossip croustillant, le noob du Nasty Diary se demandera certainement :

« Bah pourquoi Madrid et pas Athènes ? C’est chaud là-bas non ? »

Congreso de los hijos de puta

Oui c’est chaud. Mais là n’est pas le propos. Les grecs étant déjà plus ou moins morts financièrement parlant. Alors on ira pas pinailler pour des émeutes…

Non, Madrid, avec l’Espagne, c’est un domino de taille autrement plus intéressant dans ce grand fatras européen. Une pièce de plus dans un bordel qui illustre la déshérence Européenne et permet de symboliser l’avenir d’un continent en perdition, entre désarroi grec et inquiétude légitime d’un Nord payeur.

Une situation qui laisse comme une forme d’anxiété à cette cité à l’héritage particulier. Un héritage désormais loin de la trépidante movida, et plus proche de l’indignation d’une génération cocufiée par la croissance précédente.

Pour autant, Madrid est une cité où j’ai passé du bon temps, loin des traces héroïques du roman d’Hemingway, mais plus près d’une certaine réalité.

Et puis merde, les tapas y valent plus que le coup d’oeil.

Los Tapas 2.0 de Paco Roncero

Août 2011

Malgré une chaleur fatigante et un soleil de plomb, Madrid cherche à rester pimpante et fraiche, entre envie de Design inspiré et tradition conservatrice, inventivité permanente et sieste nécessaire, le tout dans une volonté de démontrer ses qualités de métropole internationale, obnubilée par cette satanée course avec l’arrogante cité catalane.

[Déjà que Messi leur fait la misère à Bernabeu…]

Hotel Puerta America

Seulement, non contente de devoir payer le salaire de CR7 autant que celui de Pepe, Madrid, comme les autres, est bien obligé de rentrer dans le rang. Et le cash se fait rare de nos jours…

Une course en forme de coup d’arrêt, ou l’arbitrage des marchés financiers vient déjà de fixer la donne.

Défaut obligataire et contagion grecque que ça s’appelle.

Sirtaki

L’immobilier lui, est déjà exsangue.

La jeunesse, elle, en plein doute sur son devenir.

Indignation routinière

Indignez-vous !

Entre une « indignation » qui commence à faire souche ailleurs, et une réalité économique qui ne peut plus se cacher, jeunes ou vieux n’ont plus vraiment l’embarras du choix. S’agit désormais d’encaisser et de serrer les dents, entre résignation à accepter le chômage longue durée, la précarité dans une perspective incertaine, ou pour les plus décidés, l’expatriation dans un climat de récession.

A l’image du Madridista devant les prestations du Real coaché par le « Mou », il y a de quoi faire la gueule. Tout le monde n’a pas les moyens du Paris Saint Germain.

Jajaja !

C’était pourtant pas faute d’avoir investi dans des infrastructures valables, et en bon élève européen, tenter de diversifier une économie encore trop dépendante de secteurs spécifiques.

L’Espagne, énième martyre européen d’une crise où l’égoïsme risque bien de faire de plus en plus de victimes.

A commencer par l’Europe, et qui sait, d’ici peu, l’Euro.

Vous avez pas fini de chialer pour vos prochaines vacances au pays de Mishima.

Time for working hard…

Dulce de la vida

Pour autant, le charme ibère d’une cité moralement conservatrice, mais tout aussi délurée qu’un film d’Almodovar, font de Madrid une ville plaisante et agréable.

A commencer par ces rues gorgées de soleil le jour, et grouillante de vie la nuit.

Madrid

Une capitale à la gastronomie un brin pompeuse quand elle lorgne trop du côté de la modernité ou des mondanités, mais totalement généreuse quand elle revient à ses origines.

Toute à ses habitudes populaires qu’une énième crise ne parviendra pas à étouffer…

Passion rédhibitoire pour la bonne chaire

Et une ville à la richesse culturelle indéniable.

Artes

Madrid, presque une histoire charnelle.

D’amour, de haine, de violence parfois.

De passion surtout. D’indolence aussi. Et de peine souvent.

Madrid, cité orgueilleuse, et dont l’histoire, personne n’en doute, survivra longtemps après les affres économiques actuels.

Tel un tableau de Goya. Ou Guernica.

Madrid, une histoire personnelle, qui restera ancré à jamais dans mes souvenirs, avec cette envie de toujours y revenir.

De toujours y faire face.

Avec coeur et passion.

Ou le calme et la sagesse d’un vieil homme peut être…

« Kiss me goodbye and write me while I’m gone
Goodbye my sweetheart, Hello Vietnam. »

***

Johnny Wright – Hello Vietnam

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5 réflexions sur “For Whom the Bell Tolls

  1. Manque un peu optimisme mais presque apaisant.

    Et bien cool que t’aies lâché l’effet lomo. Ça rend le porc séché plus beau…

  2. A…Attends, tu veux dire que Angie ne va pas sauver l’Europe et le monde ?

    J’y croyais moi…. Heureusement, François Hollande nous sauvera tous….

    Mazette, les photos !!! Madrid est toujours sympa…..

    (Tiens, si tu me la balancais, cette invite, couplée au mot de passe de l’article du dessous)

    A.rnaud. Becks, baby, Becks !!

  3. @ Dark Vador: Pour l’optimisme, essaye « Torrente 4 – Lethal Crisis ».

    Hebergement gratuit d'image et photo

    C’est gras, c’est sale et ouvertement repoussant, mais c’est l’Espagne telle qu’on l’aime, avec ses footballeurs du Real, ses nichons, et son chorizo.

    Pour le lomo, il va revenir hélas. J’ai malheureusement plus mon chargeur pour le Ricoh… 😦

    @ Had: Merci. 😉

    @ A.rnaud: Ouais, François Hollande nous sauvera tous ! Y compris des allemands !

    Et oui, Madrid, c’est toujours aussi agréable. Enfin, faudra voir quand la cohorte d’indignés aura pris possession des rues, et ne soit tenté par imiter Rome.

    Pour l’invit’, ton mail est valide ? On sait jamais, des fois que RIM déconne encore… 😉

    Clarence, se gusta el Qatar (y Beckie)

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