Art of living/BIG IN TOKYO

BIG IN TOKYO 8: « Men’s Ex »

Avertissement:

Cette série, c’est un peu comme un Saint Honoré Pistache de chez Ladurée, c’est beau, c’est bon, mais ça peut rapidement gaver et provoquer l’écœurement, même si vous êtes fan (obispo like). Alors évitez-vous une lecture fastidieuse et cliquez ici. Vous apprendrez tout du syndrome BIG IN TOKYO et de mon amour pour la mayonnaise.

Pour ceux qui aimeront à se rappeler que la lutte des classes est toujours d’actualité:

Duck you sucker !


P1300312

Chambre n°2120 – Peninsula, Tokyo

Winter Escape

21 étage, vue splendide mais couverte sur Hibiya et le parc Impérial. Décidément, si le Pen’ (Rien à voir avec Jean Marie ou Marine, je vous rassure) n’avait pas l’un des pires lobby qui soit (et un service plus « pointilleux »), il figurerait facilement dans le hit-list des meilleurs hôtels du monde.

Pour le reste, ambiance studieuse et repos du guerrier: Travail, spa, whisky, cigares, cafés/pâtisseries chez Viron, Burgers chez Kua’Aina et un peu de vélo histoire de se bouger le gras…

おぼっちゃまくん* like…


Un américain à Paris

Brasserie Viron, Marunouchi.

Je déjeune là avec un américain, qui travaille dans les bureaux situés juste derrière.

On embraye sur les dernières nouvelles économiques. L’Eurozone. Encore.

Il se marre.

J’enchaine sur Oncle Ben. Il se marre aussi.

Le sex appeal de Jiang Yu ?

« Sexy as chinese hell ! »

J’évoque le canal haut dans lequel la plupart des indices semblent osciller et qui annonce une sortie imminente. Il retrouve rapidement son sérieux, dans un sourire presque attendri.

Sûrement la perspective de parler de chandeliers japonais. A moins qu’il ne songe à ses bonus.

Je retrouve ma serveuse. Une empotée de première, encore sous le coup du traumatisme causé la veille par des russes, ou peut être d’avoir vu Senbei s’empiffrer de pâtisseries. Visiblement, elle ne parait pas vraiment ravie de me retrouver. C’est réciproque.

Elle sourit et se prépare à noter la commande. J’en profite pour la faire chier et lui parle français.

Il prend une salade, veggie style.

Je commande un steak frites, otoko genre.

Il boit de l’eau.

Je carbure au Coca Cola.

« You sure ? » qu’il me demande, presque inquiet.

Dans un entrefilet sonore, France-Infos indique que le PSG s’est imposé à Valenciennes. Buts de Nenê.

Je joue avec mes frites dans le ketchup.

Au loin, je remarque une dame bien mise, d’une quarantaine d’année, passablement seule et ne souhaitant probablement plus l’être, qui me regarde un peu fixement avec appétit.

Je demande à mon américain s’il sait comment se dit « Cougar » en japonais…

Paris ou presque

Japan Rail Pass

Il pleut désormais. J’ai encore le temps pour un dernier café au comptoir, agrémenté d’une cigarette. Ce n’est que le 5ème…

Ginza est toute proche, mais Paris squatte encore le voisinage. J’irais faire un peu de shopping au pas de course, entre deux parties de KOF.

Triple hit combo: Eikokuya, BEAMS et pris de mon temps pour nourrir une certaine curiosité fétichiste chez 42ND ROYAL HIGHLAND

Un nom à la con mais des souliers de très bonne facture et un service très soigneux. On y reviendra.

Presque loupé mon train dans l’immense gare de Tokyo. Couru assez. Il était moins une.

J’essaie de délasser mes jambes. Mon voisin s’est endormi. J’ai envie d’une cigarette.

Frankie goes to Hollywood

Bientôt, ce sera Kobe, puis Jud, plus au sud.

Je pense à Noël prochain, les cadeaux, et de nouveau la grande course.

J’ai dans la tête ce satanée jingle de Docomo entendu plus tôt.

Maudite Kimura Kaela…

GENERAL ELEKTRIKS « Take Back The Instant »

* おぼっちゃまくん Aka Obochama-kun est un manga extrêmement populaire de Yoshinori Kobayashi, le mangaka auteur de la sulfureuse série ゴーマニズム宣言, chantre d’un retour à la fierté nationale et politiquement marqué très à droite. Il met en scène Obochama kun, un riche petit héritier au comportement éminemment grossier, et qui vient d’être transféré dans l’école où l’élite de la nation a coutume d’envoyer étudier sa progéniture. On pensera à un Eric Cartman de la série South Park, qui marche d’ailleurs dans les mêmes clous (en beaucoup plus trash). L’anime a rencontré un vif succès à la fin des années 90, et scandalisa l’opinion publique par la vulgarité et la grossièreté des dialogues/blagues, qui seront néanmoins resté proprement culte pour toute une génération, faisant souche dans le langage populaire. On lui décernera régulièrement le titre de « manga que les parents ne veulent pas que leurs enfants regardent ». Il fut également une source d’inspiration pour d’autres anime, tel Crayon Shin Shan (クレヨンしんちゃん) de l’auteur disparu Yoshito Usui.

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8 réflexions sur “BIG IN TOKYO 8: « Men’s Ex »

  1. Obocchama-kun?! O_o ouais vraiment, c’est toi ^▽^;
    mais si tu voulais etre real Obou Chama, tu dois prendre un tortoise pour marcher(pas de velo), & shake your hips crying « kuri kuri~! » …mm~, baka manga ne..^^;
    (Sinon, je ne savais pas que Kobayashi etudiait la litterature francaise.. I was feeling depuis longtemps, that all his works smelled something full of ressentiment for the intelligentsia, the rich, etc..(it’s the base sound for the Japanese Uyoku, maybe, I think) So, that point is different from you, Clacla Syacyo, non? ^^
    Couger en Japonais? On l’appelle “雌豹(female panther)” ..oh, je me souviens notre mechante vieille babaa chef designer… -_- putain…

  2. @ Pierre: Pour te répondre: finance de marché. Pourquoi c’est mal ?

    @ Eyfiss: Tu l’auras, je reste en Asie un peu plus longtemps…

    See u later.

    @ Serge: Et bien content que tu apprécies ! 🙂

    Bon séjour au pays de l’oshougatsu.

    @ Emi:Kane mochi, kame mochi…

    Promis, la prochaine fois, j’amène mes tortues !

    Autrement oui, Kobayashi est une personnalité nippone très intéressante, pas seulement du fait de ces accointances avec l’extrême droite et l’ambition de retrouver une fierté passée, mais aussi pour ses partis pris jusqu’au-boutiste vis à vis de la société japonaise actuelle et des 雌豹 !

    Bref, un mec qui mérite facilement son papier sur Drink Cold.

    Allez Sweetie, au boulot !

    Clarence, esclavagiste

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