Born into this...

Time of the season

BOOM

Obon, matsuri et autres hana-bi

Je suis en retard. Comme d’habitude.

Laissant cette page à l’abandon ensoleillé d’Okunoshima. Un moindre mal .

Un retard, une procrastination, une fainéantise (rayez la mention inutile)  dû à de multiples déplacements ici et là, avant de finir à Roppongi Hills, entre shopping et spa.

Nagomi Spa – Grand Hyatt

La faute aussi à Obon, matsuri et autres hana-bi. Festivités de saisons circonstancielles.

Soit du monde, beaucoup de monde. Des yatai envahissants. Des gosses courant partout. Des feux d’artifices. Des filles pimpantes en yukatas. Des mecs bronzés en jinbei. De la transpiration. De la bière. Des éventails. Des takoyaki. Et des vieux qui servent de sapins de noël électrique pour tenter de guider cette faune disparate.

Et si c’est toujours un plaisir de s’y attarder, goûter cette atmosphère unique, entre festivité bordélique mais organisation sans failles, pas la peine de s’éterniser sur cette page. Il y aurait probablement beaucoup trop à raconter. Et puis vous savez presque tous à quoi ça ressemble. Du moins en photos.

Vive la fête

Home

Réception sans fastes, dans les bureaux administratifs d’Onomichi, à l’heure du déjeuner. Autour d’un bento local, et d’un verre de thé chaud, nous regardons avec attention des plans sur la table, dépliés là par le représentant d’une petite NPO locale dédiée à la réhabilitation de centaines de maisons abandonnées.

Une situation qui trahit la réalité du vieillissement de la population et de la désertification à l’oeuvre. Façon lèpre.

Le maire passe la tête, curieux de ce couple mixte et de son projet d’installation dans les parages.

Lointain rêve désormais réalité.

Un projet qui soulève une forme d’enthousiasme chez nos interlocuteurs, un projet ponctué de « oh », de « ah ». Et autant de questions que de réponses, aboutissant à une discussion passionnante sur l’histoire de la ville, les possibilités offertes in situ, les aspects pratiques, la région… Avant d’en arriver à nos envies.

Des envies qui nous éloignent finalement du centre-ville à l’atmosphère si particulière.

Des envies désormais beaucoup plus ambitieuses que la douce bohème nippone d’Onomichi.

Des envies qui nous amènent à vouloir plus. Bien plus.

Waiting for Tiffany’s

Stock Market Exchange

En attendant de trouver notre coin de paradis, c’était l’heure de retrouver Tokyo et ma correspondance américano-nippone, avant Londres, puis Paris.

Tokyo, toujours à soigner son image, malgré ses 36°.

Au menu ?

– Economie américaine en robe déconfite et les merveilleuses stratégies héliportées d’uncle Ben

– Ratatouille politique nippone sauce Ozawa et son duo d’errements à la BoJ

– Chant du cygne Européen par Thilo Sarrazin


Shunbou

6-1-3 Roppongi, Minato-ku

De savoureuses discussions donc.

Du coup au dessert, c’est un optimisme souriant à plein à ces turbulences économiques qui offre une volatilité riche de possibilités et d’opportunités, en particulier pour ceux qui préfèrent déserter l’investissement aux horizons incertains pour se tourner vers le très court terme opportun.

Intraday, that’s not for gay, boy.

Tom of Finland

Café et mignardises

Après ces agapes mondialistes probablement peu digeste pour la plupart sauf à s’appeler Attali, on ne se fera pas prier pour mettre les couverts chez Senbei, histoire d’évoquer la baise ascentionnelle, ou la varape, le tout autour d’un bon gueuleton arrosée d’un chateau Clarence un peu terne (à l’image de ma gueule après un havane parfumé au Talisker).

Dire que tout le monde aura zappé le prometteur Mille Feuille…

Agapes romaines

So-li-da-ri-té, avec la CGT

Et puis enfin Paris.

Après Londres.

Ready to go

J’y retrouverai avec un plaisir non feint les violeurs multi-récidivistes, les mères qui défenestrent leurs gosses, les expulsions de roms encouragé par  papy Galinier, nos sempiternels grévistes CGTistes et autres revendicatifs, agrémentées de ces jérémiades franchouillardes typiques, entre éternelles conversations somnifères, et passionnantes discussions de comptoirs, soirées au vin blanc, et fin du ramadan, dans un ordinaire peuplées de connards sans gêne, qui ont avis sur tout et ne se gênent pas pour l’exprimer.

J’ai hâte.

Max Raabe « Das Nachtgespenst »

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9 réflexions sur “Time of the season

  1. Alors ça y est ? Je peux me radiner dans les alentours d’Hiroshima ?

    Mais oui, tu vas kiffer le retour au pays : les grèves, les promesses de Martine et Ségolène, les dangers de faire son footing seule et j’en passe (Liliane, si tu me lis)… Le paradis quoi…

    Je gage que tu n’as pas laissé Doraemon in Japan…

  2. Quel joli post ! J’aime cette écriture directe, légère.
    C’est un peu délicat de complimenter quand on est lecteur et (un peu) objet, mais bon…Terne, ta tête après le Talisker-Partagas ? Bleu, ouais ! 😀

    Ok, j’ai a nouveau envie d’écrire, du coup.

    la bise,
    senbei, bouffeur de mille-feuille en juif.

  3. La désertification et la lèpre. Comparaison très juste. Il me semble que l’ île d’Oshima dans la mer de Seto accueille un centre de lépreux… Les îles ont toujours été le lieu de rassemblement des « marginaux ».

    Un projet d’installation dans les parages? De quoi s’agit-il au juste? Rénovation d’une maison traditionnelle, activités régionales, télé-travail?

    En tout cas, bonne chance et bon retour en Gaulle…

  4. Mais tu oublies le principal dans toute cette affaire… Boire frais et si possible en priant que l’ambiance soit au rendez vous ! Quand je lis tout ça, je me demande pourquoi le Japon détient le record mondial de suicides… Peut être que comme en France, je ne vois que la surface du problème ! Difficile de se lancer dans les profondeurs comme Cousteau quand on vous cantonne à rester à la surface ! Connaissant un peu ton background, je ne me fais aucun soucis pour ce projet ! Comme dirais l’autre dans la publicité, tu as les reins solides !

    Bdiddy, Sidekick

  5. Merci de nous rappeler à quelle point l’allemand sait être une langue mélodieuse, spécialement lorsqu’elle monte dans les aiguës.

  6. @ lolo: Ah, j’ai toujours su que se cachait en toi un amateur de cette merveilleuse langue de Goethe. Surtout quand c’est Max Raabe qui se charge de chanter. 😉

    Une merveille cette chanson. N’est-il pas ?

    @ Bdiddy: Le suicide ? Question de principes.

    Mais on pourrait parler à loisir de nos amis chez France Télécom.

    Autrement, boire frais ? Toujours. Mais là, le but c’est de continuer à le faire de CHEZ MOI, avec vue sur la mer, loin des emmerdes générales.

    Bon, t’as du temps libre pour une terrasse d’ici là ?

    @u Tokyoite amoureux: « centre de lépreux, marginaux », avec toi, la désertification, c’est pas vraiment glamour.

    Pourtant, il y a là un paquet d’avantages, sans parler d’un cadre de vie appréciable.

    Autrement, non, pas de rénovation comme initialement prévu, malgré le charme probable d’une telle opération. Plutôt la réalisation et la construction d’une résidence principale par un cabinet d’architectes en phase avec notre cahier des charges. Avec le potentiel pour offrir une chambre d’hôte, pour quelques nuitées mensuelles à un tarif totalement dispendieux très raisonnable.

    Parce que tu l’auras remarqué: La région ne manque pas de charmes et d’atours.

    Et faut bien loger tous ces commentateurs, curieux et autres lecteurs qui veulent profiter du yokoso général. Alors je vais pas me priver de leur faire les poches en plus. Demain, promis, je me met au chinois.

    Pour le reste, merci aux marchés financiers de m’offrir mon pain quotidien.

    Globalization, i’m lovin’ it.

    @u juif errant: Sale feuj pas circoncis.

    La prochaine, c’est moi qui ramène le whisky et les cigares. Tu t’occupes du mille-feuille.

    @ Ama: Va squatter ton thread pornographique sur FJ au lieu de venir saloper ma page de tes calembours foireux.

    Obsédé !

    @ A.rnaud: Oh la ! Pas si vite mon enfant. C’est pas une baraque Sekisui ou Daiwa chié par un artisan en moins de 3 semaines que je cherche. Prend ton mal en patience.

    Pour l’instant, l’heure est à se requinquer dans notre bonne vieille république bananière, on reprendra plus tard les préliminaires.

    Clarence, y’a bon banania

  7. On le trouvera surtout s’il s’agit de térasses et de soleil pour l’occasion ! J’ai essayé de te joindre mais tu étais aux abonnés absents… Surement le jetlag qui n’épargne personne !

    Bdiddy, Back in business like EPMD

  8. He, he… La désertification, c’est malheureusement rarement glamour pour l’économie et les populations locales… Sauf quand on est haikyoiste ou qu’on a un projet de revitalisation sous le bras bien sûr.
    Effectivement, la région est splendide et les efforts de Benesse pour attirer les visiteurs portent peu à peu leurs fruits. Un gite d’architecte à prix dispendieux ( j’ai la mauvaise habitude de lire entre les lignes) pourrait être bien le bienvenu. Kooun wo inoru.

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