BIG IN TOKYO

BIG IN TOKYO

AVERTISSEMENT

Oui, avertissement. Parce que je préfère prévenir les âmes sensibles et lucia aussi. Car il va être question de bulles pleines de « pop », d’égocentrisme forcené havane en bouche et d’une pincée de libéralisme au sommet d’une tour de 54 étages en plein Tokyo Mid-Town.

Bref tout est dans le titre, mais si ça vous démange, n’hésitez pas à rajouter:

« Salauds de bourgeois ! »

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Shinjuku « Chocoball » Skycrapper

Donc, Tokyo. Alors résumons la première partie par:

Chauffeur en BMW série 7 à Haneda, check-in rapide au Grand Hyatt Tokyo, diner chez Pierre Gagnaire, et une fin de soirée dans un kyabakura où l’une des hôtesses me faisait du pied tout en me disant que ma femme avait bien de la chance. Sur que si je l’avais tronché, elle aurait probablement eu le bon goût de parler de « ma femme » sur l’oreiller.

Comble du plaisir, j’ai fini à moitié malade après avoir ingurgité une mixture nipponne dont ils ont le secret, et qu’ils appellent avec beaucoup d’à-propos « bourbon »

Bon, à vrai dire, tout ça, on s’en fout. Les affaires furent bonnes à condition qu’elles restent discrètes. Non, ce qui nous intéresse, c’est le lendemain.

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Robot & Gals

Et pourquoi le lendemain ? Y’a suffisamment de matériaux pour pondre un bon billet avec ce qu’il y a au-dessus non ?

Bah en fait non. Et tout ça parce qu’un jour ma mère découvrira mon blog et dira à mon père:

« Tu vois, je te l’avais dit, notre fils mène vraiment une mauvaise vie. »

Et j’ai déjà suffisamment mauvaise presse avec ma maman pour en faire encore plus. Et puis, j’ai pas de photos pour illustrer ces merveilles.

Mais bon, rassurez-vous, ma maman ne lit pas mon blog.

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Quoââââ !!! Ta mère lit ton blog ???

Alors passons directement à la suite. J’avais pris la peine d’organiser comme il se doit de sérieuses réjouissances avec notre amicale des bloggeurs de talent sur Tokyo. Cette association ne regroupant bien entendu que moi, Senbei et enfin Roban à l’exclusion de tous les autres. Une association que l’ambassade de France souhaite d’ores et déjà interdire. Le principe fut simple: ne rien préparer, foirer les réservations, arriver en retard, et finir par harceler avec charme et succès le concierge de l’hôtel. De toutes façons, personne ne résiste au charme de Clarence Boddicker.

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Ouais, pas même Roban !

En bon français que nous sommes, et tachant de respecter les fondements de notre mère patrie, qui sont comme vous le savez tous depuis l’intronisation de Mr Sarkozy: Argent, picole et bling-bling, nous avions décidé de rendre un hommage appuyé à Grand Jojo. Nous aussi nous avions grand soif, et quoi de mieux que de picoler un max pour apaiser un gosier desséché. Le conseil de clarence ?

Le Dom Pérignon sunday brunch au Ritz-Carlton.

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Aubergiste, champagne !

15950 Yens la formule pour un nomihodai de deux heures pleines, où l’on piave autant qu’on peut du Dom Péri’ vintage 2000 (mieux que le 99 cela étant dit). Le bonheur total pour les alcooliques anonymes que nous sommes.

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A ce train-là, c’est bientôt la clé sous la porte !

Comparé à l’année dernière, on remarque que la crise frappe durement l’industrie du luxe. Peu d’occupations, du personnel qui se tourne les pouces, et un coup de feu qui dû paraitre bien morose pour le directeur de salle. Ils ont eu bon dos d’augmenter le tarif de la formule, rien n’y fait. La déflation rampante atteindra bientôt les cimes de la précédente croissance désormais fossilisée.

C’est beau hein, l’économie raconté par Clarence !

Bon, que dire du repas en lui-même ? Bah, du bon of course, certainement mieux que l’année dernière, et où pour le menu, on a eu droit à du homard, de l’entrecôte aux morilles, des mouillettes aux truffes et tout le bazar qu’on sert d’habitude dans ce genre de cantine.

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Comme toujours, j’avais l’impression de retrouver des amis vieux de 15 ans (alors que je rencontrais senbei pour la deuxième fois), et où les sujets autant que les facilités de langages furent diversement exceptionnels. Seulement au fur et à mesure que l’alcool coulait, le repas n’en devenait que plus picaresque. Je gueulais « Aubergiste, du vin ! » autant que je sermonnais les serveurs comme des ramasseurs de balles pas assez prompt à remplir nos godets. Senbei, à mesure que l’alcool lui montait à la tête, transpirait à grosses gouttes, maitrisant avec beaucoup de classe ses effets devant sa dulcinée. La maitrise, un sujet qui ne semblait pas le fort de Roban, totalement déchainé. Car non content d’être aussi volubile que Philippe Clair, notre libanais/breton adoré, s’en alla draguer à tire-larigot à travers tout le restaurant, dans le but de nous prouver ses incomparables talents de nampa professionnel.

Enfin aujourd’hui, grâce à Clarence, vous saurez toute la vérité sur l’envers du petit quotidien nippon coz’:

Roban is so HOT !

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Eh toi là-bas, tu manges chinois ou chez moi ?

Faut dire qu’à voir ce défilé de femmes seules, souriant sans cesse à notre tablée, conquises par la tonalité gaillarde de nos voix chantant Soldat Louis, créant une harmonieuse bonhomie sonore dans le restaurant, c’était comme qui dirait, un rien trop de tentation. Chiaki dépité, dira: « Les hommes c’est vraiment pas des mecs biens »…

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On t’a grillé cochonne !

En moins de temps qu’il n’en faut pour dire « merde », roban était déjà parti à l’abordage. Seulement faut dire que question Harpon, notre bougre si connait, et il ne chasse pas la baleine. Roban préfère la bourgeoise, faut le savoir. Non content de le voir s’en tirer à si bon compte et à mes frais, je pris le parti d’aller proposer une partie de jambes en l’air à plusieurs, droit de cuissage oblige. On a fini par aller emmerder la demoiselle à sa propre table, pour l’embarquer sur les sentiers de la débauche avec nous autres. Elle avait beau carburer à l’eau, le fait de se retrouver avec des gaijins plein aux as (Equation simple: Gaijin + Ritz-Carlton + Dom Pérignon = Des mecs forcément blindés ce qui grosso modo vous donne un charme irrésistible plus fort que le déo AXE) était une tentation trop puissante pour être ignoré. Surtout que visiblement, elle n’attendait qu’une chose: Qu’on lui rentre dedans !

Petit leçon du maitre en quelques photos:

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1 – On s’invite à sa table à la faveur d’une pirouette

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2 –  Ensuite on l’invite à sa table, et on démarre son cours de flûte

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3 – On joue la proximité et on ravit un numéro de téléphone

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Conclusion de Senbei outré: « Non mais il est en train de l’emballer là ????? »

Résultat de l’opération: Un numéro de téléphone et la perspective de rendez-vous grivois en pagaille pour notre rabatteur préféré. Peut être même une ristourne pour le Gang bang.

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Bon alors, Emiko… Emiko… Oh merde, y’en a déjà 29…

Nantis comme des rentiers dont le parfum suinte le vice et la paillardise, nous n’arrêtions pas la curée en si bon chemin. Le temps de parcourir l’assommant centre commercial du coin, de faire le plein de havane, hop, une photo avec un père noël vert, et nous voilà en route pour enfumer une zone d’interdiction.

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La putain d’ta mère !! T’y connais rien en gonzesses Clacla !

La classe ne nous étouffant pas, même la sécurité fut prise de sympathie pour d’aussi bonnes âmes. On nous passait tout. Comme à des enfants gâtés. Enfin, des sales gosses quoi !

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Même le chef vous le certifie: « Ces mecs-là ont la classe ! »

Quelques numéros de téléphone plus loin (impossible d’arrêter la frénésie de Roban, qui s’empressait en plein métro, de photographier sous les jupes des filles histoire de nourrir sa fameuse rubrique lubrique « Tokyoites »), des débats enflammés à travers un rideau de douche sur le laxisme perpétuel de la RATP sécurité dans les bus parisien (alors, Fake ou pas ?), un changement vestimentaire option Fluo Kid (Bdiddy, toi même tu sais) et hop, en route pour Kouenji, pour partager un brot de vin et du fromage frugal, dans une ambiance de garçons bergers perdus dans ce larzac urbain.

Un peu moins dissipé qu’à midi, nous évoquions des souvenirs diffus, pénétrant enfin le tréfond humain. Qui suis-je, où vais-je, pourquoi je vous raconte autant de conneries ?

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Oh moi vos conneries, je m’en tamponne le coquillard !

Malgré la « saudade » du moment et ces introspections philosophiques poignantes, je me suis fait fort d’aider un jeune couple dans le désespoir de relations internationales, en soutenant avec monsieur une discussion en anglais, brisant ainsi avec férocité et cynisme le népotisme des anglo-saxons sur le business des languages school. D’abord en souvenir de Surcouf mais surtout par antagonisme pour ces salopards de Rosbeef/Big Mac/crocodile Dundee. Enfin bon, je leur ai surtout conseillé de faire des gosses en fait. De s’y mettre quasiment de suite. Parce qu’autrement, on leur promet qu’on ira le faire à leur place. Senbei me glissera alors qu’il faut faire gaffe avec les locaux, ils peuvent avoir suffisamment de vice pour vous demander de passer à l’acte à leur place, tout ça parce que monsieur est un pervers juste bon à regarder sa femme se faire prendre par un autre.

Senbei a décidément les idées mal tournées…

Encore un qui n’a rien compris des généreuses largesses dont sont capables les nippons vis-à-vis des étrangers. En même temps, BIG IN JAPAN, croyez-le ou non, mais c’est tout un sacerdoce !

クレイジーケンバンド / タイガー&ドラゴン

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15 réflexions sur “BIG IN TOKYO

  1. Oh non, c’est quoi ce travail ?!

    Tuer ainsi dans l’œuf cette brillante carrière de blogueur, à peine entamée. Décidément, il ne sera plus possible de lire le PQN comme avant… Sans compter que, lui, sa mère lit le CB Nasty Diary… J’aurai dû prendre au sérieux l’avertissement de début de billet !

    Salauds de bourgeois !

  2. Eh eh dire que lors de mes précédents voyages je passais devant cet hôtel sans me douter de ce qu’il refermait ! Juste eu la chance de prendre le car pour retourner à Narita avec les nantis en profitant du confort qui leur étaient octroyés ! Encore une source de motivation pour aller donner 89 euros de timbres fiscaux pour mon nouveau passeport ! Un business juteux mes aieux mais nécessaire si on veut changer d’air ! Rhyme fortuite ! Je savais qu’il ne fallait pas que je me mette au bazar cette fameuse veste violette et les accessoires qui vont avec eh eh ! En attendant que le rhumatologue joue avec mon dos comme un pianiste avec son piano et ses partitions je continue mon petit bonhomme de chemin comme Hajime No Hippo ! Tout en besogne pour garder un minimum de foncier ! Tu me connais comme disait Diddy « Can’t Stop Won’t Stop » 😉 En attendant que tu bascules chez les Rouges et Blanc et que tu sombres à nouveau dans la « Blackberrysation » j’essaie de me reposer pour les beaux jours !

    Bdiddy, Player Only not like R. Kelly !

  3. Ah, pas mal, bravo pour les photos, tu deviens presque aussi furtif que Robin, j’avais pas vu que tu en avais pris autant…Je prepare doncla reponse, tu m’as motive…encore faut-il que je pixelise ta tronche comme dans un mauvais film de cul.

    J’essaye de retrouver le lien du blog du cuisinier en attendant…

  4. Et oui lolo, je suis un impitoyable briseur de carriere !!! Le PQN, cet insolent blog concurrent, ne meritait rien moins que cet outrage !

    Et si sa maman nous lit, qu’elle sache bien que c’est Robin qui gueulait a qui voulait bien l’entendre, ces paroles de la chanson de Soldat Louis:

    « Tant pis pour celle qui se pointera la premiere, j’lui demonte la passerelle, la cave, la dunette arriere ! »

    Dont acte !

    Sinon, Popo, il fait beaucoup de fautes d’orthographe je trouve. Mais bon, visiblement, il a fait son trou ici. Alors s’il nous lit:
    Gambate, ne !

    Lain, Gambate mo !

    Bdiddy, je te reserve un chien de ma chienne pour le prochain billet ! 😉

    Clarence, sale bourgeois

  5. Quand tu disais #J’ai trouve encore plus fort que les rabatteurs nigerians# je comprenais pas trop! ahhh je viens de comprendre! je me sens aussi intelligent que le jour ou j ai decouvert la signification du logo carrefour!

  6. C’est donc ça être  » BIG IN TOKYO  » ? je croyais que c’etait trainer dans des studios d’enregistrement avec des rappeurs métisses et faire des photos d’affichettes dans le métro ? (ça y est je recommence….vite mes gouttes !)

    Alors je décrouvre le CLACLA dans toute sa splendeur dans une tour en forme de bite , lachant les yens à tout va et se pavanant avec des cigares. Je suis un peu deçu que tu ne sois un pas plus PUNK ! pendant ce temps, le peuple français décline sur tous les fronts. Profites ! vieux bourgeois. Ta tête tombera…… au retour.
    De toute façon ,y’a que les Bourgeois pour chanter du Soldat Louis avec du champagne !

    Agréable à lire ce billet…j’ai bien aimé !

    FERIC, qui chantait soldat louis avec des putes cubaines sur les genoux.

  7. Ah ca, Older, c’est une longue histoire. Mais je me suis pose la question de savoir si j’allais y foutre ma trogne un de ces quatre matins. C’est possible a l’avenir. Mais en l’occurence, aujourd’hui, c’est NIET.

    Donc interdiction totale de montrer Clarence. Sous peine de poursuites judiciaires.

    Feric, chanter du soldat Louis en se baffrant de Dom Perignon c’est LA CLASSE ! Tiens-le toi pour dit !

    Mais ouais, faudrait que j’y pense, a faire un mosh avec Sakana dans les jours qui viennent !

    Clarence, le meilleur roman-photo de l’annee

  8. Clarence, tu es une ordure ! Par ta faute, Teruko, qui n’attendait qu’un faux pas de son gendre (qu’elle déteste en secret, c’est naturel), a profité de ce billet pour priver Robin d’Internet, en attendant de nouvelles mesures de représailles. C’est malin… Comment tu vas le sortir de cette mauvaise passe maintenant ?…

  9. Vite, il faut sauver le soldat Roban ! Tant il est vrai que je m’inquiete aussi.

    Bon, je propose d’allumer un contre-feu, en disant que tout ceci est du pipo, comme Clarence en a l’habitude (rappellez-vous, je suis un grand menteur).

    Je publie des photos de BIG IN TOKYO, l’envers du decor, ou l’on rencontre momoko, une actrice caste pour l’occasion, et ou le champagne n’est en fait rien d’autre que du champomy.

    On publie la video qui exonere Roban de fait, puisqu’a vrai dire, bah, il s’est rien passe. Et puis, on chantait meme pas Soldat Louis mais Les Freres Jacques et en canon s’il vous plait.

    On voulait faire betsu/betsu pour l’addition (chiaki mange et boit pour dix) mais Roban d’un geste magnifique nous revela qu’il avait deja paye, a la faveur d’un aller-retour aux toilettes.

    Il est vachement classe roban, en fait. Donc Teruko, BASTA l’inquisition ! Laissez nous vivre sans nous materner, tas de femell…

    Euh, je m’emporte.

    Bon, je vais chercher une solution rapide a toutes ces angoisses ! Et faire le necessaire pour nettoyer tout ce vomi egocentrique. Promis !

    Clarence, il va se sacrifier !

  10. Eh eh il est parfois bon d’être ninja… Hâte de voir la ritournelle que tu vas utiliser ! Le grand art à coups sûr !

    Bdiddy, Would like to use smoke gaz like Reptile in Mortal Kombat !

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