Born into this...

La crise – Deuxième partie

Bernie

Bernie, tête d’affiche

« L’année 2008 a commencé par une escroquerie à 5 milliards en France et s’est terminé par une escroquerie à 50 milliards aux Etats-Unis. »

Christine Lagarde – le 19 janvier 2009

Alors que l’investiture américaine vient de s’achever sur un « Yes we can » larmoyant, qu’Israël a remisé ses tanks pour plus tard, que le gaz russe circule à nouveau à travers l’Ukraine, un sujet ne semble toujours pas s’essouffler, malgré les plans d’urgences annonçant de nouveaux milliards.

Décidément, cette crise a du répondant, elle qui s’affiche toujours sur les différents prompteurs Reuters© de la planète.

Chaque jour le même news flow déprimant, entre bilans foireux, pertes abyssales, restrictions budgétaires, licenciements économiques, dividendes en peaux de chagrins, prévisions apocalyptiques…

« Je crois qu’il va falloir rajouter un trou dans la ceinture ! » Bdiddy

L’heure est donc à la fin du capitalisme, aux ripostes grévistes, au lancement d’un parti Anti, aux analyses d’économistes sermonnant la spéculation outrancière des dernières années, à la vindicte politicarde soudain rassénérée par une opinion publique, elle-même désespérée de trinquer encore et toujours.

L’heure est à la revanche sociale…

Alors à ces vociférations entendues dans la rue, à ces stupidités lues dans la presse, les hommes aux poignets « mousquetaires » préfèreront chercher la quiétude et le réconfort dans des marchés subitement devenus volatiles, mais où la main invisible fait encore des heureux.

Une main que d’aucuns aimeraient vraiment voir à l’œuvre, sans le brouhaha de l’interventionnisme étatique.

« Let them go bankrupt ! »

Jim Rogers

Mecha Sarko

Mecha Sarko – He will save the world

Only the strong survive

Les nouveaux messie ont pour nom Marc Faber, Peter Schiff ou encore Nassim Nicholas Taleb, et furent naguère pronostiqueurs du cancer actuel. Certains ont appris à faire du beurre sur les tendances, et qu’elles soient déflationnistes ou haussières, leur importe peu. Shortant à qui mieux mieux, surfant sur les fortes variations du forex, du DAX ou du Hang-Seng, ils iront « raider » la Sterling pour capitaliser sur le Yen, aidé en cela par la complexité des effets de leviers. Et avant de sortir de Saks, sur la 5ème avenue de New York, ils n’oublieront pas de payer en dollars.

juliendray

Le capitalisme ?? Moribond ?????? Ah ah ah…

Dans ce nouveau western, où tout est dématérialisé, où seule l’information et sa pertinence à l’anticipation compte, se dessinent déjà les nouvelles tendances de demain. Et avant de s’amuser à spéculer sur la nouvelle bulle en devenir et de titiller la solvabilité de nos états, la dictature des boutons de manchettes ira peut être s’amuser à détruire vos dernières illusions

James Brown – We gonna have funky good times

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2 réflexions sur “La crise – Deuxième partie

  1. En fait, il n’y a rien de révolutionnaire ici. La spéculation n’est qu’une mauvaise habitude inhérente au genre humain. Une, parmi tant d’autres. Et c’était ainsi avant 1929, autant qu’en 1973, 1986 ou encore 2001.

    Mais plutôt que Samouraï, moi, je me vois plus camper un genre de personnage comme Ash, le héros incarné par Bruce Campbell dans la série des Evil Dead.

    http://fr.youtube.com/watch?v=-NmzF9pj9Yk

    Clarence, hail to the king babe !

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