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La crise – Première partie

Toits parisien

Toits parisien

En sortant du cabinet, malgré le soleil, c’est le froid qui nous prit dans ses bras. Le froid typique de ces grandes avenues parisiennes. Le froid de l’architecture Hausmannienne et de la PdT. Le froid de la bourgeoisie qui vous prend en grippe.

En allumant ma cigarette, je regardais cette vaste avenue parisienne. L’avenue Kléber. Une avenue large des hanches. Désertique. Où personne n’habite réellement. Le genre typique du quartier de l’Etoile, plutôt fait pour y faire défiler des tanks, des armes, des bottes bien cirées. Du peuple même à l’occasion.

Sûr que Pinochet, il aurait bien aimé l’avenue Kléber.

fouquets

Fouquet’s

Quitte à perdre une après-midi, autant le faire avec distinction. Je propose donc d’aller finir ce rendez-vous inutile au bar du Raphaël, tout proche. On m’objecte que c’est vieillot, que le Fouquet’s, c’est mieux, et cerise sur le gâteau, on y connait du monde, et puis tiens, regarde ma nouvelle SMART, que je connais un mec, non, un ami qui peut t’avoir un leasing intéressant si tu… A croire que l’omniprésidence s’infiltre partout. Tant pis pour mon romantisme Gainsbourien des vieilles choses et des barmen qui font penser à Robert Dalban. En même temps, mon interlocuteur porte fièrement  son pendentif à l’étoile de david sur une chemise ouverte en hiver, et n’a de cesse de me couper la parole. Il est 15h45, nous sommes au Fouquet’s,  je siphonne un Perrier, il s’éternise sur son Campari. Au fond, tout ce qu’on aura fait, c’est de parler des arabes.

Pas ceux de Gaza, non, plutôt leur riches cousins de la péninsule arabique. On s’est animé à parler de l’émir du Qatar, et son lointain cousin Saoudien, le cheikh Al Jaber, dernier grand acteur du marché Parisien, euh, Levallois-Perret. Les autres désertant peu à peu la place.

Pour la façade, on cherche bien à se rassurer, tout ceci est passager. Cela ne peut être que passager. Bien évidemment. Les Arabes pour mon « collègue » juif, c’est un fond de commerce. Une clientèle de « goût », assise sur un tapis de milliard et du pétrole à gogo. Alors c’est sûr, « cette crise ne durera pas, et puis dans le fond, l’immobilier sur Paris, malgré des excès comme partout, est définitivement sain ! », « oui, Paris reste une valeur sûre » et puis « la bourse, mon dieu, ce yo-yo ! », « non, c’est forcé, les gens reviendront vers le marché ».

A écouter mon ami, on croirait entendre Lagarde travaillant à la FNAIM. Seulement, à ce petit jeu de ni-oui ni-non, même les Libanais se sont tirés. Et la réalité revient par son « principe »: le carnet de commande est désespérément plat, les arabes ne viendront pas et le messie ne s’appelle pas « Al Jaber ». La contraction globale du crédit, et la fuite de la clientèle étrangère rajoutent à la sinistrose ambiante dans le secteur. Alors ? Alors, on tente de faire bonne contenance, et on planque tout ça avec un sourire qu’on croirait refait au plâtre. Mais grattez le plâtre, et vous verrez apparaitre les malfaçons…

– Garçon, combien pour le Perrier ?

8 € ???? Décidément, certains ne connaissent pas la crise.

« Moi y’en a vouloir des sous » – Petrol Pop

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7 réflexions sur “La crise – Première partie

  1. wouah !!! du Perrier, tu tiens le coup, bravo. Délicat, sinon, ton sujet (et, donc, passionnant), le Proche Orient, le pétrole, l’argent, du côté de ceux qu’il faut, par conséquent, bombarder… Non, je n’ai pas dit qu’ils avaient du pétrole dans la bande de Gaza ! non, ils n’ont que des Palestiniens et des terroristes, et des militants (pas terroristes, faut pas tout amalgamer), bon souvent ils ne sont pas très féministes ces gens-là, les Musulmans, ce qui me ferait plutôt me ranger du côté des Israëliens, mais quand même… là, on a du mal à les suivre les Israëliens, ils nous font du « W » (Bush) puissance 10.

    Lucia, qui est toujours au vin rouge.

  2. Tu as change ta categorie blogs nippons, c’est presque aussi bien qu’un poeme (mais j’attends quand meme).
    Je reste bloque sur les 8 euro du Perrier. Il etait gouteux au moins!
    Bienvenue a la deflation, on va voir comment s’en sortent les europeens…

  3. J’ai pas aimé…..je me suis ennuyé…. Sauf le coup du défilé et des pompes cirées. Ca a titillé mon LEADERSHIP de FERIC JAGGAR.

    Pour ma part, j’ai jamais autant claqué de thunes depuis que c’est la crise, comme quoi ! FERIC est un animal à part.

    Mais bon, ça me ferait bien chier de donner 8 roros pour de l’eau gazeuse. Ca fait même cher pour une photo d’un dessous de verre tout pourri du FOUQUET’S.
    Tu as laissé ton ami Juif payer au moins ???

    Bon, allez Bobod’, je vais skier une semaine et je penserais à toi lorsque je prendrais mon vin chaud à 12 roros en altitude… mais au moins, que la montagne est belle !

    Le LEADERSHIP commence avec un rassemblement de volontaires prêts au sacrifice et qu’on fait rêver avec des pucelles au paradis.
    J’ai nommé KIKINAWAK aux affaires sanitaires et sociales.
    Dans mon parti, on est……2 ! C’est un bon début.

    FERIC, Leaderprice.

  4. Huit euros le Perrier! C’est de l’arnaque Clarence!

    Millie, journaliste à combien ça coutes ?

    Au fait la chanson du clip est une merveille

  5. @ Millie & Marion: Ouais, 8 € le Perrier. En même temps, je crois que c’est le même tarot au Ritz, au Georges V ou au Meurice. Depuis que Barrière a fait des travaux dans l’arrière salle, et que Nico est passé dire bonsoir et bonjour, on n’a plus vraiment le sens des réalités au Fouquet’s.

    Gageons qu’un peu de « déflation » remette les idées en place…

    Millie, toujours l’oeil sur Youtube hein ? Sexy non, ce petrol pop ? 😉

    @ FERIC: « J’ai pas aimé…..je me suis ennuyé… »

    Noooooon ? Dire que depuis quelques jours, je fais partie du saint graal des « Blog of the Day Awards »

    Le LEADERSHIP quoi.

    @ Lucia: Mon blog, c’est comme le reste: Corrélé.

    Et tant qu’on y importe pas le conflit palestinien, tout va bien ! 😉

    Clarence, un grand pote de Michel Santi

  6. Décidemment j’espère que ce n’est pas à cause d’énergumènes de cette sorte que tu as annulé ce week end ! Pour ma part ça m’a fait le plus grand bien je commençais à ne plus tenir la cadence ! 3 matchs en 1 semaine un rythme presque professionnel ! Et moi qui pensait que les boites de nuit avaient la panacé pour leur tarif exhorbitant sur le Coca je suis complètement « has been » ! Avec je comprends mieux pourquoi tu étais souvent dans ce coin et pourquoi tu avais le moral en berne lors de nos rencontres ! Mais ne t’inquiètes pas on va essayer de te faire oublier ça avec nos amis Mr « R » et Lain 😉

    Bdiddy, One Man Army !

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