La culture chic et pas cher

Zotz

Zotz

Zotz, the magic word for fun !

Zotz. Oui Zotz. Et d’ailleurs pourquoi pas ? On vient bien sur mon blog pour trouver des « arabes barbus en djellaba » ou encore des « photo de femme qui s’habille belle ». Alors pourquoi pas Zotz ? Ce sera pas forcément pire que: « J’aime Sarkozy, que faire ? », « confessions de scatophile », « lèche moi les couilles photo » ou « nouveau nique ta mère mange merde »

Ouais, c’est moi qui vous le dit: Blogger, c’est tout un sacerdoce !

Mais bon, en fait de Zotz, on va surtout parler cinéma aujourd’hui. Et de ce cinéma décalé, ou improbable, qui prend aux tripes pour vous laisser toujours pantois, ou émerveillé, interrogatif et penseur. Du cinéma pour ce qu’il devrait être, d’abord une oeuvre « artistique » en dépit du reste. Tout le reste !

telephone-book

The telephone book

« I make obscene telephone calls, the best calls. Calls that no one can resist. I have perfected this highling, specialized art. To the point where, if i wanted to, i can seduce the president of the United States. But, i’ve no political ambition.

See the telephone book. The story of a girl, who falls in love with the world’s greatest obscene phone call ! »

The Telephone Book de Nelson Lyon, c’est probablement le pitch le plus « bandant » de tout les temps. Une femme tombe amoureuse d’un pervers maitrisant l’art du coup de fil obscène, et se décide à partir à sa recherche ! Peu de films peuvent prétendre autant que The Telephone Book dans l’histoire du 7ème art. D’abord parce que derrière l’érotisme soft de la délicieuse Sarah Kennedy, se cache d’abord la puissance des mots, et sous leur apparente obscénité, le pouvoir d’attraction ultime, qui faisait dire à Platon: « Ceux qui ont créé les mots croyaient au délire. »

pusher

Pusher

« Toi qui entre ici, abandonne toute espérance » La divine comédie, Dante

Pusher de Nicolas Winding Refn, c’est une violente plongée en apnée dans le monde sordide du milieu Danois. Une furieuse descente aux enfers sans maquillage où chacun va trouver l’horreur ou espérer la rédemption, entre la fuite et la mort. Sans pour autant lorgner du côté du dogme de Lars Von trier, Pusher offre l’une des visions les plus réalistes du gangstérisme actuel et de ses composantes multi-ethniques. Mais la réussite de Winding Refn, c’est qu’il a su dépasser ce cadre pour offrir une oeuvre qui embrasse des questions plus profondes. Du grand cinéma qui vous donnera la gueule de bois et un oeil au beurre noir, entrecoupant le tout d’incroyables poussées d’adrénaline, entre Speed et rail de coke. Petites natures, s’abstenir.

Throw away your books...Throw away your books, rally in the streets

Ce pamphlet onirique de Shûji Terayama est d’abord une ode à l’anticonformisme. Un brin foutraque et hallucinant, c’est une oeuvre profondément originale mais dénuée de tout fondement narratif. Un bric-à-brac composite mêlant tout l’underground tokyoite de l’époque dans ce qu’il avait de plus frappé. Reflet des aspirations d’une partie de la jeunesse contre l’ordre établi, cet ovni des 70’s restera à jamais comme le legs d’un auteur prolifique trop rapidement disparu. Définitivement le pied de biche de la contreculture nipponne.

american_pimpAmerican Pimp

Quand les frères Hughes (Menace 2 society) s’attaquent au documentaire, ils DYNAMITENT le genre façon puzzle. American Pimp est un drive-by de bon goût sur ces figures légendaires du ghetto: Les maqueraux. De Charm à Hawaii, Bishop Don « Magic » Juan à Chicago, Fillmore Slim de Frisco en passant du côté de chez Kenny Red à Washington DC, c’est la surenchère chez les playerz. Des origines au turf actuel, du style à sa représentation dans la communauté, du bizness à la case prison, c’est la grande revue de l’une des « professions » les plus vulgaires et dégradantes pour le pékin moyen. Mixant entretien, photos et montage de films (The mack, Willie Dynamite), et jouissant d’une bande son exceptionnelle, American Pimp est la quintessence du documentaire stylé. A DEFINITIVE MUST HAVE, YOU BITCH !

Bon, on finit par où on a commencé:

ZOTZ

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8 réflexions sur “Zotz

  1. Zutz alors ! et dire que je n’ai toujours pas vu le dernier Woody Allen… en revanche Quantum of solace, yes… (pas si mal, pas si mal, Mathieu Amalric, bon !).

    Dans ta liste il y en a un qui me tente plus que les autres : « The telephone book », les autres me semblent un peu trop underground pour la « femme d’âge mûr » (mots de recherche aboutissant sur mon blog) que je dois être.

    Lucia qui pleure facilement au téléphone… euh, non, au cinéma.

  2. bon je te fais confiance hein ! Je commande les 4 ..

    quelques jours plus tard…

    ils sont tous en zone 1 ou pas à vendre.
    Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir des difficultés à les trouver qui me donne envie de les voir aussi 😉

  3. Salutations, Clarence Boddicker-san.

    On m’octroya le prix-relai Premio Dardos il y a peu, que je te passe à mon tour.

    Et Zotz alors !

  4. Cher N,

    Et bien, merci, je ne sais que dire. Je suis un rien confus, mais je serai digne, jusqu’au bout, et compte bien en faire de même !

    Et au plaisir de vous retrouver sur ma page, moi-même passant régulièrement sur la vôtre. 😉

    @ Greg: Te fais pas chier camarade, fais ton rebelle à la société de consommation: Télécharge !

    @ Tante May: Louis Jouvet joue dans Zotz, merde alors !

    @ Lucia: Un mec qui est capable de séduire le président des Etats-Unis est bien capable de faire pleurer comme une madeleine tout de même !!! Non mais !

  5. mais moi j’adore les boites, tout çaaaaaa
    et puis surtout mon lecteur DVD ne fait pas DivX et j’aime regarder les films sur écran plasma avec une image irréprochable !
    J’aime le luxe et les nanas, je sais…

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