Born into this...

People = Shit

"C'est toujours Weber qu'on préfère !"

« C’est toujours Weber qu’on préfère ! »

Au delà de la provocation du titre et accessoirement chanson apocalyptique du groupe Slipknot, y’aurait-il dans cette équation qui raisonne cyniquement, comme un constat universel ?

Il y a peu, dans le dashboard WordPress de Clarence, est apparu un blog, celui de socio13, sobrement intitulé « Changements de société », et dont l’un des sujets portait le titre suivant: « Entretien avec Noam Chomsky: La ressemblance entre la classe entrepreneuriale et le fascisme est surprenante. » C’est cette simplicité dans le titre, sa longueur, et surtout l’assertion lourde de sens qui attira immédiatement mon regard.

« La ressemblance entre la classe entrepreneuriale et le fascisme est surprenante ».

Quel raisonnement pouvait bien conduire à penser cela de la classe « entrepreneuriale » ? Et puis d’abord, qu’est ce que c’est que cette foutue classe « entrepreneuriale » ?

Dessertine sait protéger ses salariés !

Serait-ce Monsieur Dessertine, campé par Bernard Blier dans « Un idiot à Paris » ?

Vous aussi, engagez-vous !

Ou bien ces hommes courageux et si entreprenant qu’ils en mangeraient de la langue de porc à la cantine, moqués dans ces fameux Messages à caractère informatif ?

C’est peut être ça et un peu plus quand même.

Warren, prend la pose

Warren Buffet, il aime pas qu’on vienne lui chier dans l’assiette !

Mais arrêtons-là les analogies foireuses qui décrédibilisent entièrement mon propos, et qu’il va de soi, je ne souhaitais pas.

Derrière le titre ce cache d’abord un entretien de Noam Chomsky, réalisé en mai 2008, par Vicenç Navarro de l’UPEC (Université Progressiste d’Eté de Catalogne).

Je ne vous ferai pas d’injures en zappant le biopic de l’homme aux prises intellectuelles régulièrement controversées, vous trouverez une page wikipédia fournie, et une flopée d’informations diverses en googlisant (quel mot affreux !) son nom.

Eu égard à la longueur de l’entretien, j’ai sélectionné quelques paragraphes qui me semblaient particulièrement intéressants, et je tiens à rappeler que la traduction fut réalisé bénévolement (il subsiste donc quelques imprécisions et diverses difficultés résurgentes au niveau de la lecture, cela n’empêchant pas la compréhension générale). Pour ceux qui souhaiteraient lire la version originale de l’entretien (disponible en anglais et en catalan), je vous invite à lire le site de Vicenç Navarro.

Il est malheureusement très difficile de synthétiser les propos de Noam Chomsky à travers cette interview, qui évoque de très nombreux points de débats et discussions. Je me concentrerai simplement sur deux sujets qui traversent l’ensemble et qui sous-tendent la phrase d’introduction : Les contours de la future élection américaine et le rôle des médias dans l’influence et le contrôle, et l’aliénation des masses par la classe « entrepreneuriale » qui sous-entend ici l’Establishment politique, financier et industriel.

Noam Chomsky: « L’opinion populaire aux Etats-Unis a été depuis toujours très bien étudiée, principalement parce que les classes entrepreunariales, qui dirigent le pays, cherchent à tater le poul de leur public – pour contrôler la propagande ? . Tu peux aspirer à contrôler les attitudes et les opinions des gens si tu connais bien leur vie. C’ est par cela par que nous en savons tant aux Etats-Unis. sur l’opinion publique. Ainsi nous savons que dans les dernières élections, 2004, la majorité des votants de Bush avaient des visions erronées sur l’opinion de Bush à l’égard des sujets principaux – non parce qu’ils étaient idiots ou n’étaient pas intéressés, mais parce que les élections suivent un système de marketing. C’est une société dirigée par les nécessités de l’entreprise : de la même manière que l’on vend des biens de consommation, on vend les candidats. Le public est la victime et elle consciente du fait, c’est pourquoi, plus ou moins 80% de la population croit que le pays bouge en fonction de certains grands intérêts minoritaires qui ne regardent qu’eux-mêmes. Aussi les gens ne sont pas engagés simplement il n’y a aucune autre option offerte.

Le phénomène Obama est une réaction intéressante à tout ceci. Les assesseurs de Obama, les dirigeants de sa campagne, ont créé une image qui est fondamentalement comme une page blanche. Dans le campagne de Obama rêvent des mots comme esperance, changement, unité,- des slogans totalement vides prononcés par une personne agrable, avec une bonne apparence et qui parle bien- les testeurs d’opinion lle définissent comme “une rhétorique en envol”, (”soaring rhetoric”), et chacun peut écrire ce qui lui plait sur cette blanche. Beaucoup de gens écrivent leurs désirs d’un changement de progrès. Dans la campagne, comme le pointe pertinement le Wall Street Journal,il n’est pas prêté trop d’attention aux sujets importants. Les caractéristiques personnelles sont des éléments clefs. C’est le caractère qui se traite sur une couverture( comme sujet capital.

Mais, oui, l’appui qu’a reçu Obama est un phénomène populaire, et je pense qu’il reflète l’aliénation de la population par rapport aux institutions représentatives. Les gens s’accrochent au fer rouge vif : ici il y a une petite possibilité de ce que peut-être celui-là puisse défendre ce que je voudrais. Même s’il ne le dit pas, c’est le type de personne qui peut-être le ferait. Il est très intéressant d’observer de faire des comparaisons . Obama est comparé à John F. Kennedy et à Ronald Reagan-Kennedy et Reagan c’étaient des créations, des produits des médias, spécialement Reagan. Probablement lui-même ne savait pas quelle était la politique de son programme , il était strictement une création médiatique. Au départ, il n’était pas spécialement populaire, mais les médias ont créé une image d’un cowboy merveilleux qui les sauveraient tous, et ainsi il le devint.

L’administration Kennedy avait plus le contrôle; c’était le premier groupe dirigeant qui a compris le pouvoir de la télévision et a créé un type de charisme sur la base d’un bon fonctionnement des relations publiques : l’image de Camelot, de ce lieu merveilleux, où ilse passe des choses merveilleuses, et d’un grand président. Maintenant bien, quand tu observes sur les actions réelles qui ont eu lieu , ic’est grotesque. En réalité Kennedy est le président qui a envahi le sud Vietnam et qui a lancé une grande attaque terroriste contre cuba, et nous pourrions mettre beaucoup de choses sur la même ligne. Son administration fut responsable de l’installation d’une dictature néonazie au brésil. Le coup d’Etat a eu lieu juste après l’assassinat de Kennedy, mais les bases pour ce coup d’Etat avaient été établies par les kennedy et conduisirent à une terrible vague de repression en quelque lieu de l’Amérique latine. Mais l’image de camelot est ainsi, et les images sont très importantes quant on tente de contrôler une population dissidente.
De fait, les Etats-Unis ne sont pas un pays fasciste, ce serait une mauvaise analogie. Mais la ressemblance entre les techniques de propagande qui sont utilisées par la classe entrepreunarial et les fascistes est très surprenante, et ce n’est pas accidentel,. Les nazis ont adopté, d’une manière explicite, consciement et ouvertement, les techniques publicitaires américaines et l’ont proclamé. Ils ont pris quelques idées simples, les ont renforcéesd’une manière ou d’une autre, de telle sorte qu’elles semblaient attractives – c’était la technique publicitaire américaine des années 20 et elle a été le modèle qui les nazis ont adopté d’une manière explicite, et c’est le modèle de propagande patronale qui existe de nos jours.
Par conséquent, oui : le phénomène Obama, je pense, reflète l’aliénation de la population que nous trouvons dans les enquêtes : le 80% qui dit que le pays bouge pour un petit nombre de grands intérêts. Même si Obama dit que nous le changerons, nous n’avons rien de clair sur en quoi consiste ce que nous changerons exactement. De fait, les institutions financières, qui sont ses plus grands contributeurs, pensent qu’il est déjà bien; par conséquent, il ne semble pas tout à fait clair qu’il peut y avoir un changement. Mais si tu parles d’un « changement »”, les gens se prennent à cela; si tu dis “un changement” et “une espérance”, les gens se prendront à cela et diront, d’ accord, ce peut être le sauveur qui obtiendra ce que nous voulons, , même s’il n’y a aucune raison évidente de croire que cela peut se passer ainsi. »

Change, we can believe in

Change, we can believe in

Il va sans dire que je rejoins sans ambages Noam Chomsky sur sa vision des futures élections américaines, et notamment sa vision de la campagne de Barack Obama, ainsi il apparaissait judicieux d’observer ici le comportement des médias et leur contrôle des courants d’opinions, dans ce qu’on appelle « la plus grande démocratie du monde ». Si d’aucuns trouveront le parallèle avec les méthodes employées par les nazis prendre un tour empirique assez délétère, la mise en abime reste utile à la réflexion. Qui irait nier qu’aujourd’hui, les médias, et généralement derrière, le monde de l’Establishment financier et industriel, n’aient pas acquis une puissance de décision plus influente que le pouvoir politique lui-même ?

Soit, mais quoi de nouveau sous le soleil ?

En dépit de la généralisation courante qui voudrait qu’une petite poignée d’hommes, la fameuse « classe entrepreneuriale », détiendrait tout les leviers de décisions, et ne souhaiterait qu’un contrôle drastique et imperméable de la pensée commune, Chomsky, à travers sa critique du système, atteint la limite de sa posture. S’il n’est plus à faire preuve de l’implication de lobbys et de leur pouvoir d’influence (néfaste ou bénéfique, c’est selon !) dans la course à la maison blanche et ailleurs du reste, Chomsky, lui, caresse l’idée de l’émergence d’une conscience collective capable d’inverser la tendance actuelle et prône de ressusciter l’Internationale !

Chomsky est un grand intellectuel, et sa logique perspicace des mécanismes et des leviers de propagande à travers l’histoire contemporaine ne doit pas cacher le manque de solutions « alternatives » viables aux institutions actuelles. Et peut être aujourd’hui, plus qu’hier, la rhétorique de Margaret sonne toujours aussi grave qu’elle en est décourageante…

« There is no alternatives ! »

Merci à Socio13 pour l’utilisation des textes traduits !

Noir Désir – A l’envers à l’endroit

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12 réflexions sur “People = Shit

  1. Il faut lire : « La ressemblance entre [les stratégies de communication visant à influencer la population utilisées par] la classe entrepreneuriale et [et celles utilisées par] le[s] [régimes] fascis[tes du XXe siècle] est surprenante ».

    Est-ce vraiment si surprenant ?…

    Évidement, la mise en avant des points communs entre un système quel qu’il soit et les nazis (le mal par excellence dans la conscience collective) n’a d’autre objet que de connoter négativement ce point commun. (Au passage, je pense que « mise en abîme » est utilisé ici de façon impropre).

    Non, parce que évidement, si c’est techniques de communication sont si efficaces au point d’être utilisées autant pas les régimes totalitaires que démocratiques, on ne voit pas bien pourquoi Chomsky se priverait de les utiliser !

    Bon, et puis on est bien content savoir qu’on avait raison d’être anti-américain, anti-classe-entreprenariale et anti-fasciste. Pas forcement bien compris pourquoi… mais ça fait toujours plaisir.

    C’est dommage, parceque, sur le fond, on sent bien qu’il a raison Chomsky. Que l’exploitation de l’homme par l’homme, c’est quand même pas ce qu’on fait de mieux de nos jours… Par ailleurs, je ne suis pas d’accord avec le « There is no alternatives! » : c’est un peu facile, c’est coulant, c’est trop simple à comprendre…

  2. super l’article, merci ! surtout parce que tu présentes cette « pensée dérangeante » (au bon sens du terme), en ce qu’elle donne à penser, et non parce qu’elle proposerait des « solutions », aussi, tu laisses ouverte la porte au questionnement…

    Ca me fait penser au film « La question humaine », je te renvoie au site de Rue89, « La question humaine, quand le cinéma rencontre l’histoire », je mets pas le lien, car ça risque de spamer… c’est ce film qui avait fait couler beaucoup d’encre, car on y établit un parallèle entre le monde de l’entreprise (de certaines entreprises), d’un certain capitalisme, et le nazisme.

    Chomsky, j’avais écrit qq chose sur lui, quand dans l’actualité était revenue la question du Timor Oriental (l’attentat contre Ramos en février dernier) : en effet, il a été d’un des seuls intellectuels occidentaux à dénoncer le génocide perpétré par l’Indonésie (et couvert par la France, les Etats-Unis, l’Australie) dans ce petit pays, ancienne colonie portugaise. Il l’a fait à l’époque où la cause du Timor n’était pas ONUsiennement défendable (intérêts économiques oblige)… L’article est encore sur mon blog, aux dates du 25 et 26 mars 2008 (« Lhassa et nos illusions nécessaires », et « Qui est Noam Chomsky »)

    C’est « à cause » de Chomsky (entre autre), car j’avais osé me référer à lui, que je me suis fait incendier sur un certain blog, qui lui est plus qu’hostile.

    Je partage aussi son analyse de la campagne d’Obama.

    « Nos illusions nécessaires », et « la fabrication du consentement » sont toujours d’actualité !

  3. lolo, qu’on soit d’accord ou non avec l’avis tranché, sec et plein de morgue de Margaret n’indique pas qu’il faille en rester là. Seulement, ressusciter l’internationale, je ne trouve pas ça très « bandant » question solution… Alors, ok, probable que ce soit provisoire et tout, mais personne n’ira m’enlever l’idée qu’on ne changera rien à l’homme. TINA, représente la somme de cet échec. C’est une sorte d’argument douloureux, cherchant à balayer toutes autres formes de recherches. L’écueil, c’est nous même, et la base de nos sociétés depuis des milliers d’années. Ce constat, je ne le remet pas en cause, je m’en réjouis pas, je fais avec…

    Si tu le souhaites, j’éditerai ton message.

    Lucia, j’avais déjà lu ton article. Chomsky possède une lucidité pleine de bon sens, et décrypte souvent les enjeux pernicieux des luttes de pouvoirs, qu’elles soient américaines ou étrangères. Au delà de ce qu’il représente aujourd’hui, et de ses prises de positions (pourtant pragmatiques pour certaines), Noam Chomsky fait peur parce qu’il incite à penser. Et cela n’empêche aucunement d’entamer une réflexion sur le fond de ses propos, si on sait faire la part des choses. Je conseille de regarder ce documentaire de Pierre Carles (un familier de l’émission Strip-Tease), sur cet aspect de « l’aliénation des masses »:

    Attention, Danger travail ! Partie 1

    Et surtout, n’hésitez pas à lire l’article de Paracelse ! Terriblement instructif ! Merci encore !

    Clarence, qui cherche

  4. (Bah, tiens, si tu veux : t’as qu’à corriger mes fautes. T’as qu’à aussi rajouter quelques citations, histoire de rendre le propos plus intelligent)

    J’ai bien travaillé : j’ai lu l’article de Paracelse (c’est vrai que c’est très intéressant !), lu les posts de Lucia Mel, visualisé les vidéos, tout ça tout ça…

    Le « There is no alternative » je n’aime pas, parce qu’à force de le dire, on peut finir par y croire. Alors, bien sûr, quand on est du bon côté du manche, ce qui est un peu mon cas, on s’en accommode, voir on en fait l’article. A titre personnel, j’ai souvent l’impression d’exploiter mon employeur (le salaire, quelle magnifique invention).

    Je trouve que, depuis Internet et l’accès à des media « non conventionnels », on est – et les générations à venir seront probablement – de moins en moins victimes des manipulations d’opinions. En ça, les réseaux de blogs ont un vrai rôle à jouer (là, on a une mise en abîme…). En même temps, je n’ai pas l’impression que « notre » génération ai une approche très citoyenne, ni une attente particulière des politiques pour résoudre les problèmes. Par contre, émerge une conscience du « consommateur ». Et quoi de plus normal, si finalement les ficelles ne sont plus tirées par la classe politique, mais par la classe entrepreneuriale et l’économie de marché… C’est plutôt bon signe, non ?

    Nous pourrions aussi parler de la « valeur travail », mais c’est pas tout ça, demain matin je me lève tôt pour aller exploiter mon patron…

  5. wouah, l’article de Paracelse, génial ! je comprends mieux ce qui est véhiculé sur certains blogs (dont les rédacteurs se disent des « spin doctors », et sont sans doute payés pour faire du décervelage et de la propagande). Sur le Net comme ailleurs, Lolo, les spin doctors sont infiltrés (se faisant passer pour des esprits indépendants) et tentent de diffuser leurs idées (en général en semant la confusion par le double langage).

    Merci encore Clarence, d’avoir lancé cette discussion.

  6. Je n’ai jamais voulu dire que, sur Internet, les informations étaient fiables et non manipulées. Tout au contraire : c’est le monde des faux-semblants. Et c’est justement parceque la circonspection est de mise que les pratiques « conventionnelles » de manipulation n’opèrent pas aussi facilement.

    J’en veux pour preuve que, justement, les sociétés de « relations publiques » du Net ont bien du mal à prévoir les effets des « buzz » qu’elles orchestrent.

    L’approche Média classique à une structure de diffusion « 1 vers n » avec une probabilité faible que les « n » rebouclent entre eux l’information et/ou aient des moyens « raisonnables » (coût et temps) de la vérifier. Le maillage est beaucoup plus complexe depuis Internet, de surcroît dans l’approche « 2.0 » des services. Si on a un doute sur une information, et que cette information mérite d’être vérifiée, il est relativement simple d’approfondir par soit même et ainsi « consommer » – car il s’agit bien de ça – en connaissance de cause.

    Bon, en même temps, si vous préférez que je vous vende du TINA, je peux aussi. Pour moi, c’est le même travail.

  7. Sûr qu’Internet est aujourd’hui une fameuse « matrice » nourrie de toutes sortes d’informations. Le problème, c’est justement cette outrance perpétuellement pleine d’informations, qui provoque souvent plus l’intoxication qu’un réel débouché intellectuel.

    Des Hoax ayant eu le net comme incubateur, pour se voir apparaitre dans des médias plus « respectables », y’en a eu. Et l’effet sur les consciences non-averties est le même. Le net est manipulable autant que les médias, mais c’est peut être la seule « voix » capable de parler d’autre chose que TINA.

    Parler pour ne rien dire…

    En même temps, vu la limite et l’implication qu’on trouve dans « internet », l’interaction virtuelle ayant ses limites, TINA n’est pas prête de voir d’autres concurrentes sérieuses lui ravir son titre de « logique ».

    Et puis, le système est parfois si confortable…

    Clarence, en charentaises

  8. Le documentaire de Pierre Carles est très très alarmant, et dérangeant à la fois : le VRP, l’ouvrier à la chaîne, la jeune femme, tous exploités, puis au chômage, ou au RMI… situation dont ils ont fait un nouveau mode de vie « hemos aprendido a vivir sin trabajar », dit l’ouvrier espagnol (ou sud-américain ?), ça me semble très inquiétant comme choix de lutte, car ça risque de faire exploser le système de protection sociale lui-même.

    @Gregory : la classe dirigeante, c’est-à-dire les Conseil d’Administration des multinationales (tels Monsanto, ou L’Oréal, ou Mittal…), dont les CA et la puissance correspondent aujourd’hui à ceux d’un pays, se réunissent au vu et au su de tout le monde, dans des bureaux en haut de hautes tours, ou pas… ils ont aussi une ou plusieurs réunions annuelles à Davos, ou de l’OMC, et c’est là, et pas dans les catacombes, que se décide le sort du monde 😉

    Le capitalisme est en train de devenir un « truc » monstrueux, parce que justement le « patron » a disparu, et a été remplacé par des administrateurs. La « conscience collective » décrite par Chomsky, oui… s’il s’agit de celle qui existe depuis la nuit des temps. L’humanité, en tant qu’organisme vivant.

    Mais, tout à fait d’accord avec toi, et sans ironie aucune, de ça il vaut mieux rigoler, en enfilant nos charentaises (bon, en ce moment, plutôt des tongues). 😉

    Lucia et sa prise de tête du dimanche matin.

  9. (lien rénové)

    « Change we can believe in »…
    « des pétro-dollars fiables », en décodé CAC40!
    une version toujours plus agressive du fameux « In GOLD we trust » ?

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