Nasty but sexy

De la réhabilitation rock’n’roll de Henry Kissinger

Nixon, we\'ve got a problem !

Nixon, we’ve got a problem !

J’aime Henry Kissinger.

Ça m’est venu à l’adolescence. Bizarrement, je me suis pris d’intérêt pour cet homme au physique ingrat mais qui sut séduire et emporter nombres de femmes. Je me suis toujours foutu des icônes de la mode, de la pop et tout le reste. J’étais déjà à contre courant, sur mon rempart intellectuel, à deviser des moyens et de la fin qui justifie tout.

Henry, c’était glamour, c’était rock’n’roll, c’était Nixon. En 73′, les Stones étaient déjà déconnectés. Henry recevait le Nobel. Les salauds dormiront en paix.

Kurosawa et l’examen de conscience

Henry, donc, c’est l’intellect et des actions concertés. Mûrement réfléchies. Henry, c’est une manière de savoir se placer sur l’échiquier politique. C’est une politique d’interventionnisme dépourvue de morale. Une logique cynique, et des pas de deux avec l’opinion publique. Une gestion de son image et de sa parole sans failles. L’art du mensonge et la prédication de la vérité.

« Nous procédons à l’illégal sur le champ, l’anticonstitutionnel prend un petit peu plus de temps. »

Henry Kissinger (New York Times – Octobre 28 1973)

Les salauds sont rarement des gens biens, mais ils sont souvent libres.

Qu’ils s’attachent à biaiser l’univers dans lequel ils vivent, qu’ils instillent la méchanceté en routine, qu’ils sabordent leur entourage, les salauds sont haïs.

Mon père me correctionnait toujours à coups de câbles électriques. Il arrachait tout ce qu’il pouvait trouver sur son passage, dans une furie de violence. Mon père avait des mains de travailleur. Des mains épaisses et larges. Il s’est toujours levé tôt.

Mon père était un petit immigré polonais. Il n’a jamais eu d’envergure.

Mais mon père a toujours été un homme libre.

Et ça, je le sais mieux que quiconque, je suis son fils.

The Rolling Stones – Sympathy for the devil (Altamont concert 69′)

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12 réflexions sur “De la réhabilitation rock’n’roll de Henry Kissinger

  1. ben oui… ton papa… comment il va… demanda-t-elle sur la pointe des pieds… de peur d’avoir commis un impair… puis s’en alla à petits pas…

  2. Yeaaaaaaaaaaah! Clarence ‘s back!
    AU sujet de Kissinger, anecdote perso. Mon pere m’a appellé Kissinger pendant des années…
    Apparemment Kissinger pronait « la politique des petits pas »
    Et moi à 16 ans, j’en avais rien à branler que ma chambre soit rangée.
    (le rapport ? il arrive, vous enervez pas 😉

    Donc, mon père, dans les méandres de son esprit aussi tordu que le mien, m’appellait Kissinger car il estimait que je pratiquais « la politique des petits tas » dans ma piaule

    Voilà….lol!

  3. Je vois que je ne suis pas le seul à avoir eu un père à l’ancienne 😉 Mais contrairement à ce que certains disent je pense que cela forge la personnalité un peu comme Coach Deimon avec Peggy dans « Jeanne et Serge » 😉 Sinon concernant les petits pas je suis un amateur de ces derniers sur le dance floor même si je n’ai plus l’occasion d’en faire beaucoup depuis notre dernière expérience qui fut fort sympathique 😉 Surtout que je viens de me rendre compte que le costard me va à ravir merci à mon nouveau poste !

  4. Ouais, mon père, c’est un peu « un rep qui fait reup », comprendront ceux qui sauront. Hein Bdiddy ! 😉

    Cholera, princesse du « coupé-décalé » ?

    Intéressant raccourci pour un surnom. Sinon, pour toi et Lucia, Papa se porte vraiment bien, et il me coûte cher en restaurant. Il me vole des cigarettes de temps à autres, et porte fièrement ses ray-bans aux terrasses de cafés.

    Clarence, fils prodigue

  5. Salut,
    Je ne commentes pas sur ta relation avec ton père, je ne me permettrais pas.
    Pour Kissinger, si j’avais été Chilien et si j’avais eu l’occasion de l’avoir dans ma ligne de mire, je n’aurais pas hésité à tirer. Entre les deux yeux.

  6. « Nous n’allons pas laisser un pays basculer dans le communisme à cause de l’irresponsabilité de ses citoyens »

    C’est tout Henry, ça. Tout dans la gâchette et rien dans la morale.

    Mais à côté de mon papa, c’est rien ! Mon père, c’est Godzilla, surtout avec un câble de transfo dans la main ! Enfin, c’était…

    Il faisait peur au temps de sa gloire paternelle, aujourd’hui, c’est sûr qu’il est plus prompt à gâter les petits enfants.

    Papa, dresseur de Clarence.

  7. you dirty looks if you make any noise.TheoPanayidesTheo Panayides

    Oh yeah ! I love comments from alcoholic congressmen ! Especially when they had nothing to say !

    Clarence, noisy « motherfucker »

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