Born into this...

Maximum override

Robocop, version évolutive

Robocop, version évolutive

Bon, on débute vite fait mal fait, façon Svinkels, sur la critique que personne n’attend, celle d’Iron Man.

Et bien les amis, le film se déguste comme un bon cheeseburger. Même un double. De chez Burger King (soupir) si possible. Donc pas grand chose à ajouter, si ce n’est une outrancière gabegie de produits luxueux intimidante, et une profusion d’effets spéciaux pas bégueules. Alors, profitez du spectacle, Tony Stark n’y est pas encore alcoolique (en même temps avec Robert Downey Jr, ils ont eu du nez) et dangereusement égocentrique !

Bain de Nuit pour les Sarkozy ?

Bouillon de minuit pour les Sarkozy ?

Finalement, c’est surtout l’occasion de penser à notre Iron Man national, pas du tout au point question armure, mais parfaitement dans le jus question bling-bling ! A croire qu’on lui souhaiterait presque l’alcoolisme typé façon Boris Eltsine pour faire plus trash. J’ai besoin de vous parler d’égo ?

Non, hein, Le Monde le fait si bien avec cet « impossible président ». Morceaux choisis:

« Président, c’est lourd, dit-t-il, plus lourd que ministre de l’intérieur. » En ce mois de mai 2007, Nicolas Sarkozy découvre les ors et le poids de sa fonction. Il répète « c’est lourd » à propos de tout : le choix de ses ministres, la relance européenne, les premières réformes. Une manière de se convaincre qu’il a définitivement changé de registre. Candidat, tout le monde peut l’être, mais président… « Le matin, à mon réveil, je pense aux Français qui ont voté pour moi », dit-il, mais on entend comme une réminiscence de son célèbre « Je pense à la présidentielle, et pas seulement quand je me rase ».

Il en est sûr, il a trouvé son style. Impudique, certes, fenêtres ouvertes sur ses souffrances et foucades, mais irrésistible, croit-il. (…) Il augmente son salaire de 172%, mais se croit infaillible. Il passe sans encombre ou presque la réforme des régimes spéciaux de retraite qui avait fait trébucher Alain Juppé dix ans plus tôt. « Je suis prêt à prendre le risque de l’impopularité », avait-il glissé. Mais un soir de visite officielle à Washington, effondré dans le fauteuil de cuir d’un grand hôtel, il lâche : « Je suis un gros populaire. »

La conjoncture économique se dégrade. Fort de ses bons résultats sur le front du chômage, le « président du pouvoir d’achat » continue d’arpenter les usines, haranguant les ouvriers sur une estrade dressée au milieu des courants d’air. Il ne leur offre que sa parole, la promesse d’heures supplémentaires mirobolantes et de réformes menées tambour battant.

Automne-hiver : Sarkozy passe de mode. Pourtant, il n’a rien changé : hâbleur, toujours convaincu des bienfaits de sa politique. Mais ce qui avait séduit chez le candidat rebute soudain les Français.

L’hiver est triste, le moral des Français en berne, il s’envole pour les pyramides d’Egypte. Le coucher de soleil jette des reflets d’or dans les cheveux de Carla. Ils s’envolent pour Pétra, en Jordanie, une meute de photographes à leurs trousses.

Il revit, les Français dépriment. Les sondages sont en chute libre : moins vingt points en quelques semaines…

Sarkozy ne veut rien céder, persuadé qu’il gagnera le bras de fer engagé avec l’opinion. Mais il a trop d’expérience de la politique pour ne pas donner des gages. Le Sarkozy première manière disparaît des écrans. Ses conseillers ont diminué ses apparitions médiatiques selon les règles du sevrage. Les Français ont trop vu ses lunettes, ses montres et ses cuisses nues dans un short de jogging.

Mais dans la « soute » de l’Elysée, rien ne change vraiment. C’est le président qui dirige son parti, acquiesce aux nominations, joue les uns contre les autres. Recadre les conseillers trop bavards. L’un d’eux : « La tendresse n’est pas son fort. » Recherchant la magie de sa campagne victorieuse, il a fait revenir un à un, autour de lui, les conseillers désavoués par Cécilia. Aux unes de Voici et de Point de vue, l’Elysée privilégie les grands titres. Interview de Carla Bruni-Sarkozy dans L’Express, suivie d’une tribune dans Le Monde. Au départ, elle avait choisi Libération. Pierre Charon, un des plus anciens conseillers de son mari, lui a fait remarquer : « Carla Bruni écrit dans Libération. Carla Bruni-Sarkozy écrit dans Le Monde. » Bonne élève, elle a obtempéré.

L’opération « Sarkozy a changé » est sur les rails. Pour l’heure, les sondages, eux, ne bougent pas. Les municipales, le premier test électoral de son mandat, ont été une catastrophe. Le président reste encalminé dans la zone des 40% de bonnes opinions. Une misère. Ne sachant se remettre en question, il tempête contre son premier ministre, François Fillon, soupçonné de gérer sa popularité en petit rentier quand il a joué la sienne en flambeur. Son gouvernement, dont il était si fier, se révèle souvent inexpérimenté. « La prochaine fois, je les vire », menace-t-il à chaque « couac », sans que cela soit suivi d’effet. Une petite musique monte dans les rangs de la majorité excédée : « Sarkozy est un faux dur. » Parfois, il aurait presque envie de tout planter là. Il rêve de ne faire qu’un seul mandat, de réformer la France et de partir. « Je ne ferai qu’un seul mandat », glisse-t-il à ses visiteurs qui n’en croient pas un mot. « Je veux faire du pognon », insiste-t-il en tâtant la poche poitrine de sa veste. Le retour du naturel? Pourtant, il a fait ce qu’on lui demandait. Il a « fait » président. S’est montré discret, a remisé ses gros chronographes Breitling au placard. A la place, il porte une Patek Philippe. Une montre suisse discrète comme le sont les vraies grosses fortunes des bords du Léman. Parfois, il la fait circuler entre ses invités qui partagent sa table de déjeuner, entre deux conversations sur les réformes et la politique étrangère. « Elle vaut quatre fois plus cher que l’autre! », s’amuse-t-il. Puis il reprend sa conversation en s’efforçant de ne pas interrompre ses hôtes comme il le faisait avant. Devant eux, il joue les fiers à bras, dit qu’il n’a dû renoncer à aucune réforme, au contraire de Giscard, de Mitterrand et de Chirac, ces modèles dont on voudrait qu’ils l’inspirent. Dédaigneux, il rappelle leurs échecs. Et, fanfaron, il lâche : « Je ne repeins pas la réalité en rose, mais finalement, gouverner, c’est plus facile que je croyais. »

Sarko, l’étoffe d’un héros.

Sarko, l\'étoffe d\'un zéro...

Les Costars – Je te veux

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11 réflexions sur “Maximum override

  1. je voulais commenter ce matin et j’ai vu au meme moment que t’étais sur epidemik! lol!
    bref..
    bravo d’avoir surfé sur l’article du Monde. Je souhaitais moi meme le faire .
    Bravo Clarence! Tu auras droit à un coktail 😉

  2. Ah oui dis donc ça rigole pas là ! C’est plus du billet de blog – Superbe « article »- sacré boulot.
    Sur le fond je vais éviter de donner mon avis, mais tu as la forme !

  3. ce président me rappelle mon patron, et (pas) rien que pour ça, je lui mets un gros malus. vala !
    un arrogant qui pue des dessous de bras, voilà ce que j’en pense ! (certes, j’extrapole un peu)
    très très bien écrit, toutes mes félicitances, sur la forme, le fond, et le reste.

  4. Euh, y’a comme un malaise là. Je ne suis pas l’auteur des lignes situées après morceaux choisis, excepté la phrase finale. Donc, rendons à César ce qui appartient à César, à savoir Philippe Ridet.

    Bah sinon, si vous m’estimez encore, moi, je vous avoue que j’aimerai bien gagner un autre cocktail avec Choléra et je signe immédiatement la pétition pour le retour de Burger King !

    C’était ça la seule importance du texte avec le « Putain 4 ans » que souligne Millie !

    Euh, elle est où cette pétition ?

    Clarence, usurpateur contre son plein-gré !

  5. ah ah ah oui j’avais pas vu ça : –  » Non, hein, Le Monde le fait si bien avec cet “impossible président”. Morceaux choisis:  » …oups autant pour moi. ça vient du monde c’est pour ça que sur le fond je n’étais pas tout à fait d’accord ah ah ah je comprends mieux. Superbe copié coller ! Quel talent :)..de toute façon je préfère ce qu’il y a au dessus sur Iron Man

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