La culture chic et pas cher

Win or die trying

Si tu te pointes encore, tu peux être sûr de repartir avec la bite dans l’tupperware

You just don’t fuck with the Chuck !!! Norris, symbole suprême du « winning » style !

A la recherche de l’ancienne star…

Dans l’idée qu’on me vendait, j’ai toujours pensé que les « winners » se trouvaient après l’atlantique. Entre N-Y, L.A., Washington et Miami « bitch », paradis de la blanche, du WASP power et des desperate Housewives. Et dont l’espèce type serait du genre d’un Gordon Gekko, inique et sans pitié. Wall street, the cash credibility, la crinière blonde, les bretelles, le téléphone portable qui pèse lourd, tout ça tout ça…

Gordon Gekko et son méga téléphone ! Are you listening to me ? Greed is good !!!!!!

Qui aurait pensé qu’en réalité, les winners se trouvaient de l’autre côté du piémont. Un peu au nord des pouilles. En transalpie, aka l’Italie. Des winners avec de la classe, pas d’artifices, pas de chichis. Comme les spaghettis. Des manières avec les femmes, un port du costard qui en montre, de la chanson qui a la foi. Et tout ça à la même époque que l’ami Gordon. Oui, qui l’eut cru ?

D’ailleurs, qui peut bien connaître Gary Low ? Hein, qui ? Même Wiki connait pas le bonhomme… C’est dire si l’aveuglant impérialisme consumériste américain nous bouchait la vue.

Et pourtant, Dieu sait que vous avez loupé quelquechose! Du charisme, du talent, une voix incroyable, un « sapeur » avant l’heure, un sens du brushing et une maîtrise de l’anglais que son nom et prénom ne pourrait guère laisser suggérer. Indubitablement, nous avons affaire-là à une potentielle gloire posthume !!!!!

Quoi, il est pas mort, ah… Merde.

Gary Low

Un regard pénétrant, du chic et de l’allure, l’Italie valait mieux que celle d’aujourd’hui…

Et là, j’imagine bien ce que vous êtes en train de vous dire: Mais fais péter !!!!!!

Patience, patience, les amis, il faut d’abord poser le contexte: Les 80’s, le disco, les couleurs flashy, le mauvais goût (remarque, les 70’s c’était pas mal non plus), la coke qui déferle, Michael Jackson…

Et puis va naître un courant, qui va faire de l’Italie la plaque tournante d’un trafic conséquent pour l’époque. La pizza ? La drogue ? Non, l’Italo-disco !!!!!!! Une merde imparable qui va muter en euro-beat, et finir par submerger le monde !!!!!

Non content de ressembler à George W Bush, Gary remplissait déjà des stades ! Yeah, Rock’n’Roll baby !!!!

Gary Low – I want you

Est-ce que j’ai pas autre chose à faire ??? Si, mais j’aime bien vous pourrir la vie, avec mes chanteurs has-been préférés. Sinon, si vous préférez les mocassins à gland, le blanc, les blonds, les vocalises qui font Ahhhhhhhyaaaahhhhhh d’entrée, les chansons à textes, le synthé bontempi, la petite soeur qu’on enrôle de force, la production en ray-ban qui se fout de votre gueule et les clips coupés par un annonceur qui fait tâche, bah, Gary se surpasse dans cette interprétation:

You are a danger

C’était la minute culturelle chic et pas cher, vous pourriez au moins me remercier. Bandes d’ingrats, va !!!!

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2 réflexions sur “Win or die trying

  1. What a transition ! Entre le post precedent et ce « Gary » eurobite. Je reste toutefois en admiration envers tes trouvailles kitch dont j’ai eu le plaisir d' »entendre » sur un Forum. Mais comment fais tu !?

    Roban qui va se passer un 33 tours d’enka avant d’aller se coucher (Tiens, cela me rappelle le phrasé d’une connaissance) A bientot, peut etre sur Tokyo.

  2. Pingback: Win or die trying 3 « Clarence Boddicker’s nasty diary

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