Elle vous tente cette madone ?
Avant d’avoir été le titre du film de Samuel Benchetrit, ce fut d’abord la phrase introductive de Henry Hill, campé par Ray Liotta et adoubé par les “Affranchis” Martin Scorsese, Robert De Niro et Joe Pesci dans le film éponyme.
“One day, the kids from the neighborhood carried my mother’s groceries all the way home. You know why? It was outta respect.”
You’re talkin’ to us ?
Oui, moi aussi, j’ai toujours rêvé d’être un gangster. Ouais, croyez-le ou non, mais j’ambitionnais pas de me retrouver micro-célèbre ou Dieu sait quoi, apprentis “Wannabe” ou linké par 1.652.378 “Friends” sur MySpace. Non, je rêvais d’un sucrier plein de coke, de refroidir une seconde fois Billy Bats et rouler plein pot, “Push it to the limits” à fond les ballons. Gangster, dans mon imaginaire, c’était avant tout une histoire de cinéma. Hollywood, les bons et les méchants, Melville et son cercle rouge, du romantisme plein de Mesrine, de Dillinger, de Bonnie et Clyde Barrow. C’était Seijun Suzuki et les joues gonflées de Shishido Jo, Michael Caine, son trench coat Burberry et son fusil de chasse furieusement glamour, Bébel et sa scoumoune de prince, Cody Jarret, sa mère et son “top of the world”…
Les princes du risque
Gangster c’était loin de l’image des “Gars Du Nord”, entre rapine de portable, “Bollossage” divers, et quotidien fumé comme une barrette de Shit. Gangster, c’était loin des rogue traders aux cols blanc, des politiques hypocrites et flagorneurs.
Gangster, c’était avant tout des hommes, avec leur bite et leurs couteaux. Des Hommes, avec leur morale et leur égoïsme, leur tristesse et leur faiblesse. Gangster, cette caste légendaire, perdue d’avance, mais diablement attirante. Si loin du cinéma, et pourtant si proche. Pour un final en vaste plaidorie où Henry Hill finit avec des spaghettis au Ketchup, Dillinger plombé après la dernière scéance, et Mesrine réincarné en Vincent Cassel. Une caste qui vous prend autant qu’elle donne. Je le sais, j’y ai perdu beaucoup…
John Lee Hooker – I’m bad like Jesse James



On peut tout de même saluer les GDN lorsqu’ils ont foutu la fessée aux étudiants “papa-maman suis anti cpe” en plein Paris. C’était rigolo.
Faut s’affranchir.
Aaaahhh Les Affranchis !! Chef d’oeuvre parmis les chefs d’oeuvres…
La dernière phrase est pas mal aussi : “Je vais finir ma vie dans la peau d’un plouc” (VF).
La boucle est bouclée, non ?
Le dicton du jour : Quand les Flics arrivent, le Gang se terre…
Je ->
Pour sûr, c’était rigolo le bon temps !
Paris Riot Good Times
“Bidon d’essence, allumettes,
j’y vois pas clair, sans mon fusil à lunette”
Greg, Tu me files les clés de ton Audi ? Histoire de boucler la boucle ?
Clarence, expert en blog-jacking